Office pour les insectes
et leur environnement
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    Earias

    Hübner, 1825 n. m. Genre d'Insectes Lépidoptères Noctuoïdes Nolidés. Leurs chenilles nuisent à divers arbres, dont elles tordent les feuilles (tordeuses). Ils sont cosmopolites. Une espèce de cette noctuelle, Earias insulana abime gravement les cotonniers d'Afrique. Les espèces Européennes, E. clorana ou « halias du saule », et E. vernana ou « halias du peuplier » vivent respectivement sur le saule et le peuplier.

    Écaille

    n. f. (Du francique skalja tuile). [Scale(s)].
    1. Chez les Lépidoptères, phanères aplatis microscopiques et très modifiés qui recouvrent leur corps, leurs pattes, leurs ailes (où elles sont disposées en rangées comme les tuiles d'un toit), parfois même leur trompe et leurs antennes. Les écailles résultent de la transformation des macrotriches (soies pourvues d'une articulation à leur base). Ces écailles contiennent des pigments colorés, qui sont des substances chimiques complexes, d'une grande diversité. Mais les plus belles irisations sont dues à des interférences lumineuses au sein de ces écailles (ex. chez le genre Morpho). Les effets changeant de lumière sont alors dus à la présence de stries sur les écailles. Les écailles mesurent de 0,07 à 0,4 mm. Leur forme est également très diversifiée. Elles sont souvent d'une forme simple, mais peuvent être allongées ou larges. Certaines écailles sont odoriférantes et on parle à leur propos d'androconies.

    Voir aussi Androconie Pigmentation et Soie.

    2. Petit lobe membraneux en forme de chapeau (on parle de sclérite squamiforme), situé à la base de l'aile antérieure de nombreux Insectes. Syn. Tégula,
    Squamule. Voir Tégula.

    3. Chez les Diptères, syn. de Cuilleron. Voir
    Cuilleron.

    4. Chez les Hyménoptères Formicidés, nom donné au pétiole lorqu'il est dilaté.

    5. Nom vernaculaire donné aux papillons nocturnes de la Famille des Arctiidés. L'espèce principale, l'écaille martre (Arctia caja) cause de sérieux dégâts aux vignobles. Leurs chenilles très poilues sont dites « chenilles bourrues » ou encore « oursonne », « hérissonne », « martre » ou « mania ». On trouve aussi par exemple, « l'écaille brune », (Pericallia matronulla). « L'écaille chinée » (Callimorpha quadripunctaria). « L'écaille cramoisie » (Phragmatobia fuliginosa). « L'écaille fermière » ou « l'écaille villageoise », (Epicallia villica). « L'écaille-lièvre », (Spipolosoma luteum). « L'écaille marbrée » ou « l'écaille rouge » ou « l'écaille écarlate », (Callimorpha dominula). « L'écaille noire à bandes jaunes » ou « l'écaille du plantain », (Parasemia plantaginis).  « L'écaille pourprée », (Rhyparia purpurata).  « L'écaille rose », (Arctia festiva). « L'écaille tigrée », (Spilosoma lubricipeda). Etc.

    Écaille de cire

    [Wax scale]. Chez les Hyménoptères Apoïdes, la cire produite est proche de celle qui protège la cuticule des insectes mais à la différence de la cire que l'on trouve sur la cuticule, elle ne possède pas de cément. Cette cire, qui a la propriété d'être hydrophobe, est excrétée par les glandes cirières des abeilles sous forme de fines lamelles, appelées écailles. Elles apparaissent au travers de la membrane cuticulaire des miroirs à cire ou plaques cirières (qui mesurent environ 2 à 4 µm d'épaisseur). Ces plaques sont situées de chaque côté de l'abdomen de l'abeille. De forme conchoïdale (creusée comme une coquille), les écailles sont par la suite récoltées par les pattes postérieures qui les ramènent alors rassemblées vers les mandibules afin d'être malaxées pour former la cire qui sera alors utilisée pour la construction des rayons de la ruche. Pour obtenir un gramme de cire, il faut environ 1250 écailles.
    Voir aussi Glande cirière.

    Écaille vulvaire

    [Valvular process]. Syn. de lame vulvaire. Voir Lame vulvaire.

    Eccoptarthridés

    (Eccoptarthridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes.

    Ecdysiostatine

    n. f. (Du gr. ekdusis action de se dépouiller et stasis position). [Ecdysiostatin]. Neurohormone sécrétée par la pars intercerebralis (le cerveau) des Insectes. Elle a un rôle inhibiteur de la mue. Elle arrête le fonctionnement de l'hormone prothoracotrope qui de ce fait va également stopper la production d'ecdystéroïdes par la glande de mue. La régulation de l'activité des neurohormones cérébrales sur la glande prothoracique (ou glande de mue) se fait par l'intermédiaire de ligatures placées sur le cou des insectes, qui séparent la tête du thorax, et qui ont pour effet d'empêcher l'action de ces hormones et donc de maintenir les caractères larvaires et donc l'absence de mue.
    Voir aussi EcdysiotropineEcdystéroïdeGlande de mue, Hormone prothoracotropeNeurohormone et Pars intercerebralis.

    Ecdysiotrope

    n. m. et adj. (Du gr. ekdusis action de se dépouiller et tropos, tropein tourner, direction). [Ecdysiotrop]. Relatif à l'ecdysiotropine. Voir Ecdysiotropine et Hormone prothoracotrope.

    Ecdysiotropine

    n. f. [Ecdysiotropin]. Neurohormone cérébrale ayant un rôle activateur de la mue. Il s'agit en fait chez les insectes de l'hormone prothoracotrope qui va stimuler la production d'ecdystéroïdes par la glande de mue (ou glande prothoracique). Syn. d'Hormone prothoracotrope. Voir Ecdysiostatine, Glande de mue et Hormone prothoracotrope.

    Ecdysis

    n. f. (Du gr. ekdusis action de se dépouiller). [Ecdysis(ses)]. Syn. de mue ou exuviation. La dernière ecdysis avant le stade adulte est appelée mue imaginale.
    Voir aussi Exuviation et Mue.

    Ecdysone

    adj. et n. f. (Du gr. ekdusis action de se dépouiller). [Ecdysone]. Voir Hormone ecdysone.
    Voir aussi Glande de mue, Hormone juvénile, Mue et Neurohormone.

    Ecdysozoaires

    (Ecdysozoa) n. m. pl. (Du gr. ekdusis mue et zôon animal). [Ecdysosoa]. L'arbre phylogénétique des Animaux regroupe les Nématodes et les Arthropodes dans l'embranchement des Ecdysozoaires. Les Ecdysozoaires forment une des deux branches des Protostomiens. Les Ecdysozoaires regroupent les individus qui doivent changer leur exosquelette (ecdysis) pour pouvoir grandir. Ils sont caractérisés par la perte des cils locomoteurs des cellules de l'épiderme, une cuticule formée de trois couches, et une croissance par des mues sous le contrôle d'hormones ecdystéroïdes. Les Arthropodes sont des Eucaryotes, Opisthocontes, Métazoaires, Eumétazoaires, Bilatériens, Coelomates, Protostomiens, Ecdysozoaires, Panarthropodes (selon NCBI). Voir aussi Ecdysis, Panarthropodes et Protostomiens.

    Ecdystéroïde

    n. m. (Du gr. ekdusis mue, stereos solide et eidos aspect). [Ecdysteroid]. Stéroïde synthétisée par les glandes prothoraciques (ou glandes de mues) chez les Insectes. Ce sont les hormones de mue des Arthropodes. Comme son nom l'indique, la glande de mue a pour rôle principal de déclencher la mue des arthropodes en sécrétant l'hormone de mue. Les ecdystéroïdes sont des composés voisins de l'ecdysone (qui est la forme inactive de l'hormone de mue, la 20-hydroxy-ecdysone). En plus de l'ecdysone, on trouve la 3-déhydro-ecdysone ou la 2-désoxy-ecdysone, la 26-hydroxy-ecdysone, la 20 et 26-dihydro-ecdysone, la makistérone A et la ponastérone. On trouve aussi des ecdystéroïdes chez les plantes appelés phytoecdystéroïdes qui joueraient un rôle dans la défense chimique contre les insectes phytophages.
    Voir aussi Apolyse, Hormone ecdysoneGlande de mue et Phytoecdystéroïdes.

    Ecdystérone

    n. f. (Du gr. ekdusis mue, stereos solide et -one pour hormone). [Ecdysterone]. Hormone de mue proprement dite. Il s'agit de la 20-hydroxy-ecdysone, la forme la plus active de l'ecdysone. Voir Hormone ecdysone.

    Échancré, -e, -s

    adj. [Indented]. Qui présente une échancrure, un bord creusé en forme de V.

    Échinomyie

    (Echynomya) n. f. Ancien Genre d'Insectes Diptères Brachycères Tachinidés. Ils présentent un abdomen porteur de longues soies. Leurs larves sont parasites des fourmis. Ils vivent sur les fleurs d'ombellifères. Aujourd'hui on parle à leur sujet du genre Tachina.

    Échinophthiriidés

    (Echinophthiriidae) n. m. pl. [Seal lice]. Famille d'Insectes Phthiraptères Anoploures.

    Écitoninés

    (Ecitoninae) n. m. pl. Sous-famille d'Hyménoptères Formicidés du Nouveau Monde dont le genre Eciton est le type. Elles sont appelées communément « Fourmis légionnaires » du fait qu'elles soient nomades.

    Éclaircissage

     n. m. [Lightening]. Procédé destiné à rendre le corps des Coccidés transparent ou translucide, de façon à pouvoir examiner le détail du tégument en diascopie. On le réalise par immersion des insectes dans une solution de potasse portée à chaud (70 à 80 °C) pendant 20 à 50 mn. Une fois le spécimen translucide, il faut le rincer en le plongeant dans une solution de Chloralphénol colorée par de la fuchsine acide.

    Éclosion

    n. f. (Du lat. excludere faire sortir). [Eclosion, Hatching]. Chez les Insectes ovipares, ouverture de l'œuf duquel sort la larve marquant ainsi le passage de l'état embryonnaire à l'état larvaire.
    Voir aussi Embryon, Emergence et Larve.

    Ecnomidés

    (Ecnomidae) Ulmer, 1903 n. m. pl. Famille d'Insectes Trichoptères Annulipalpia Hydropsychoïdes. Ils sont de petite taille. Leur envergure dépasse rarement 10 mm. Leurs larves aquatiques vivent dans les courants calmes. Les larves construisent au moment de la nymphose des logettes de retraite fixes et non pas un étui de protection autour de leur abdomen. Ces logettes consistent en des galeries sinueuses en soie, dans lesquelles sont mélangés du sable ou divers matériaux organiques. Leur nourriture est constituée de périphyton (mélange d'algues et de détritus) et de fines particules organiques qu'elles récoltent sur le substrat. Ils sont cosmopolites mais sont cependant absents de la région néarctique. La région paléarctique est assez pauvre. La faune afrotropicale est particulièrement riche avec plus de soixante espèces. 

    Écologie

    n. f. (Du gr. oikos habitat et logos science). [Ecology]. Science qui étudie la place et les relations des êtres vivants dans leur environnement (sol, climat, topographie, etc.). L'écologie s'intéresse en particulier à décrire et expliquer la distribution et l'abondance des espèces dans le milieu dans lequel ils vivent.
    Voir aussi Démécologie, Mésologie et Potentiel reproducteur.

    Écologiste

    n. m. [Ecologist]. Partisan d'un courant dit écologique.

    Écologue

    n. m. [Ecologist]. Chercheur dont la spécialité est du domaine scientifique de l'écologie.

    Écomone 

    n. f. (Du gr. oikos habitat et hormone). [Ecomone]. Ensemble des messages chimiques sécrétés par une communauté biologique. Ex. Chez les fourmis.

    Écomorphose

    n. f. (Du gr. oikos habitat et morphê forme). [Ecomorphosis]. L'écomorphose est la survenance d'un génotype ou la transformation que connaît un individu de par les conditions du milieu où il vit (la lumière ou la température). Ainsi chez les Collemboles, le terme désigne de simples transformations morphologiques dues aux variations saisonnières.
    Voir aussi Polymorphisme.

    Écophase

    n. f. (Du gr. oikos habitat et phasis apparition d'une étoile, dans le sens états successifs). [Ecophase]. Période de la vie d'un organisme se déroulant dans un milieu différent que celui d'une autre période de sa vie. Ex. Les moustiques ou les libellules qui vivent dans l'eau à l'état larvaire, alors qu'ils vivent à l'air libre à l'état adulte.
    Voir aussi Hémimétabole.

    Écosystème

    n. m. (Du gr. oikos habitat et systema réunion en un corps de plusieurs choses ou parties). [Ecosystem]. Réseau d'interrelations entre des êtres vivants (la biocénose constituée de la faune et la flore) et le « non-vivant » c'est-à-dire l'environnement naturel, le milieu où ils vivent (le biotope constitué de roches, cours d'eau…).
    Voir aussi Biocénose et Biotope.

    Écotone

    n. m. (Du gr. oikos habitat et tonos étendue, forme). [Ecotone]. Zone de transition écologique entre deux écosystèmes comme par exemple, le passage de la forêt à la savane. Chacune de ces communautés écologiques regroupent au sein de l'écotone des organismes habituellement propres à chacune.

    Écozone

    n. f. (Du gr. oikos habitat et du lat. zona ceinture). Voir Région biogéographique.

    Écrivain

    n. m. Syn. de Gribouri. Voir Bromius ou Eumolpe.

    Éctadénies

    n. f. pl. [Ectadenia]. Glandes accessoires d'origine ectodermale que l'on trouve dans l'appareil reproducteur des mâles chez les Insectes. Elles s'évaginent dans le canal éjaculateur. Mésadénies et ectadénies sont des glandes accessoires de secrétion qui débouchent dans le canal éjaculateur et permettent la fabrication d'une capsule rigide (structure mucilagineuse) ou spermatophore à la forme souvent complexe qui contiendra les spermatozoïdes.
    Voir aussi Glande accessoire, Mésadénies, Spermatophore et Canal éjaculateur.

    Ectobiidés

    (Ectobiidae) n. m. pl. [German Cockroach Family]. Famille d'Insectes Dictyoptères du Sous-ordre des Blattodés dont le genre Ectobius en est le type. Ils sont de taille petite ou moyenne. Leur tête est hypognathe. Leurs antennes sont cillées et très pubescentes à la base. Les ailes antérieures sont totalement sclérifiées, quoique toujours nervurées et se chevauchent au repos. La nervure radiale de leur aile montre de nombreuses ramifications. Leurs pattes sont grêles et présentent des fémurs armés d'épines sur le dessous. Ce taxon n'est pas reconnu par SITI et Fauna Europaea en tant que Famille mais l'est en tant que Sous-famille. Syn. junior Blattellidae ou Blattelidae selon NCBI.

    Ectoblaste

    n. m. (Du gr. ektos au-dehors et blastos germe). Syn. d'ectoderme. Voir Ectoderme.

    Ectoderme

    n. m. (Du gr. ektos au-dehors et derma peau). [Ectoderm]. Lors du développement embryonnaire chez les Triploblastiques, les tissus de l'organisme vont se développer en plusieurs feuillets (endoblaste, mésoblaste et ectoblaste). Le feuillet externe (ou ectoderme ou ectoblaste) résulte de l'invagination de la membrane embryonnaire (blastoderme) et est donc recouvert de cuticule. Au niveau de chaque segment, il s'invagine pour donner une paire de trachées. À l'avant et à l'arrière de la gouttière gastrale fermée, l'invagination de l'ectoderme réalise l'intestin antérieur et l'intestin postérieur. Le reste de l'ectoderme constitue le tégument de l'insecte. Les organes d'origine ectodermiques sont renouvelés à chaque mue. Ce sera le cas de l'intestin antérieur et postérieur, des trachées, des yeux, des voies génitales d'origine. Mais l'ectoderme est également à l'origine de l'épiderme, lui-même à l'origine de la cuticule, des glandes et des cellules épithéliales et du système nerveux périphérique avec ses récepteurs sensoriels. Quant à l'endoderme, il se restreindra à tout ou partie du tractus digestif (Intestin moyen). Le mésoderme, lui, sera à l'origine de la plupart des organes internes (appareil circulatoire, gonades, muscles).
    Voir aussi Bandelette germinative, Cuticule et Gastrulation. Syn. Ectoblaste.

    Ectodermique

    adj. [Ectodermal]. Relatif à l'ectoderme.

    Ectognathe

    adj. (Du gr. ektos au-dehors et gnathos mâchoire). [Ectognathous]. Désigne les types plus évolués où les pièces buccales à la différence des entognathes, sont externes et donc visibles de l'extérieur. Dans ce type le plus répandu, la position de la tête fait distinguer trois cas : Prognathe (pièces buccales en avant), Orthognathe (pièces buccales vers le bas), Hypognathe (pièces buccales tournées vers l'arrière du corps). Syn. Ectotrophe. Contr. Entognathe.
    Voir aussi Opisthognathe.

    Ectognathes

    (Ectognatha) n. m. pl. Ancien groupe d'Hexapodes réunissant chez les Insectes (Insecta), les Aptérygotes Thysanoures (soit les deux Ordres actuels que sont les Archaeognathes et les Zygentomes), et tous les Ptérygotes, soit tous les insectes ailés. Dans la classification donnée par SITI, on distingue deux Classes chez les Hexapodes les Entognatha et les Insecta (Selon NCBI, dans la Super-classe des Hexapodes, on trouve trois Classes : Diplura Ellipura et Insecta). Le terme d'Ectognatha est donc synonyme d'Insecta mais n'est pas utilisé. Cela s'explique par le fait que cette caractéristique sépare les véritables Insectes des autres Hexapodes. Syn. Insectes vrais.
    Voir aussi Aptérygotes, Hexapodes, Insecte et Insectes vrais.

    Ectohormone

    n. f. (Du gr. ektos au-dehors et hormôn pousser, exciter). Syn. de Phéromone. Voir Phéromone.

    Ectoparasite

    n. m. et adj. (Du gr. ektos au-dehors, para à coté de et sitos nourriture). [Ectoparasite]. Parasite externe vivant à la surface du corps d'un hôte, en général un animal à sang chaud (homéotherme comme les oiseaux ou les mammifères), s'en nourrissant sans le tuer en général. Les insectes ectoparasites se logeront souvent dans les cavités facilement accessibles du corps, comme le nez ou les oreilles. Ils sont la plupart du temps aptères. Ex. Puces (Siphonaptères), Poux (Phthiraptères). Mais on trouve aussi des Diptères dits pupipares. Contr. Endoparasite.
    Voir aussi EctoparasitesEndoparasite, Mésoparasite, Parasite et Parasitoïde.

    Ectoparasites

    n. m. pl. Groupe biologique réunissant les parasites où l'œuf sera pondu sur l'hôte et où une fois éclot, la larve se nourrira des tissus de l'hôte parfois en finissant par pénétrer à l'intérieur de ce dernier. L'œuf peut aussi être pondu dans l'environnement de l'hôte. Une fois éclot, la larve recherchera alors l'hôte (Ex. Diptères Œstridés). Cela par opposition aux endoparasites qui pondent leurs œufs directement dans l'hôte ou sur la nourriture qui sera ingérée par l'hôte. A l'éclosion de l'œuf, la larve qui nait donc toujours à l'interieur de l'hôte, se nourrira de ses tissus. Chez les insectes ectoparasites, on trouve les Puces (Siphonaptères), les Poux (Phthiraptères), les Hyménoptères, les Diptères Pupipares et les Diptères Œstridés.
    Voir aussi EndoparasitesHyménoptères, ŒstridésParasites, PhthiraptèresPupipares, et Siphonaptères.

    Ectoparasiticide

    n. m. Pesticide ciblant les ectoparasites.

    Ectoparasitoïde

    adj. [Ectoparasitoid]. Substance tuant les ectoparasites.

    Ectoparasitoïdes

    n. m. pl. (D'Ectoparasite et du gr. eidos aspect). Groupe biologique renfermant les Insectes ectoparasites qui se développent donc à l'extérieur du corps de leur hôte, mais qui mettent fin à la vie de ce dernier.
    Voir aussi Parasite et Parasitoïde.

    Ectophage

    n. m. et adj. (Du gr. ektos au-dehors et phagein manger). [Ectophagous]. Qui mange sa proie de l'extérieur. Cela concerne souvent un hôte et son parasite. Contr. Endophage.

    Ectophallus

    n. m. (Du gr. ektos au-dehors et du lat. phallus phallus). [Ectophallus]. Le phallus porte à sa base une région sclérifiée, la phallobase suivie distalement de l'édéage, également sclérifié. L'édéage renferme l'endophallus. La partie extérieure de la phallobase et de l'édéage réunis se nomme ectophallus.

    Ectophyte

    n. m. et adj. (Du gr. ektos au-dehors et phuton plante). [Ectophytic].
    1. Qui vit à la surface d'un végétal.

    2. Qui ne consomme que la partie externe de la plante, sans pénétrer dans ses tissus. Ex. Larve ectophyte.

    Ectopsocidés

    (Ectopsocidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Psocoptères Psocomorphes Homilopsocidés de couleur brun-clair avec des bandes brun foncé sur l'abdomen. Leur tête est velue. Leurs antennes portent 13 articles. Ils sont macroptères. Les ailes antérieures ne présentent pas d'Areola postica. Leurs tarses sont toujours dimères et les griffes ne présentent pas de dent préapicale. On les trouve dans la litière des feuilles.

    Ectosymbiote

    n. m. (Du gr. ektos au-dehors et sumbioûn vivre ensemble). [Ectosymbiont]. Organisme qui vit à la surface du corps d'un autre organisme et pour lequel le bénéfice de cette relation est commun aux deux. Contr. Endosymbiote. Voir Mycangium et Symbiose.

    Ectotherme

    adj. et n. m. (Du gr. ektos au-dehors et thermon chaleur). [Ectotherm, Ectothermic (adj. )]. Se dit des Animaux dont la température suit celle de l'extérieur. C'est le cas notamment de tous les Invertébrés et donc des Insectes. La plupart des animaux poecilothermes (ou à sang froid) sont ectothermes. Mais il existe également des animaux à sang chaud qui utilisent des moyens extérieurs pour se réchauffer (soleil) ou se refroidir (bain, ombre). Contr. Endotherme.
    Voir aussi Thermorégulation Homéostasie Poecilotherme et Homéotherme.

    Ectotrophe

    n. m. et adj. (Du gr. ektos au-dehors et trophê nourriture). [Ectotrophous (adj. )].
    1. Dont les pièces buccales à la différence des entognathes, sont externes et donc visibles de l'extérieur. Ex. les Thysanoures. Syn. Ectognathe. Voir
    Ectognathe.

    2. Qui vit à l'extérieur de sa nourriture, qui n'y pénètre pas. Contr. Entotrophe.

    Ectotrophes

    n. m. pl.  Ancien Super-ordre d'Insectes comprenant les Thysanoures Aptérygotes (Zygentomes et Archaeognathes), et tous les Ptérygotes, les Insectes ailés. Leur caractéristique principale étant que leurs pièces buccales sont bien dégagées. Contr. Entotrophes. Syn. Ectognathes. Voir Ectognathes.

    Écureuil

    [Lobster moth]. Nom vernaculaire de Stauropus fagi Lépidoptère de la Famille des Notodontidés.

    Écusson

    n. m. [Scutellum]. Pièce dorsale du thorax des Insectes ayant une forme triangulaire et arrondie à la manière d'un écusson. Le mot se prononce scutellum en latin. Chez certains Coléoptères l'écusson se situe à la base des élytres. On trouve cependant aussi un écusson chez les Hétéroptères. Syn. Scutellum et Mésoscutellum.
    Voir aussi Scutellum et Mésoscutellum.

    Édaphique

    adj. (Du gr. edaphos sol). [Edaphic]. Qui concerne le substrat, le sol que ce soit dans sa partie supérieure ou profonde. Ex. Espèce édaphique.
    Voir aussi Endogé.

    Édaphon

    n. m. [Edaphon]. Ensemble des organismes du sol. Ce sont par exemple les géobiontes.

    Édéage

    n. m. [Aedeagus(i)]. Pénis du mâle chez les Insectes. Syn. Aedeagus.
    Voir aussi Aedeagus.

    Édification

    n. f. Syn. d'Histogenèse. Voir Histogenèse.

    EDWARDS

    William Henry (1822-1909) n. p. Entomologiste Américain auteur de “Voyage up the Amazon” qui exercera une influence sur Henry Walter BATES et Alfred Russel WALLACE qui exploreront par la suite l'Amérique du Sud. Il a également fait paraitre un des premiers ouvrages sur les papillons Nord-Américains « The Butterflies of North America ».

    Éffecteur

    n. m. et adj. [Effector]. Organe (muscle ou glande) de réponse à un stimulus reçu par un organe récepteur. Un neurone moteur est un neurone dont les ganglions et les axones sont effecteurs. Ex. Les sensilles des tarses en entrant en contact avec le sol envoient un signal aux muscles des ailes, des effecteurs, afin que l'insecte stoppe le battement de ses ailes.

    Éfférent

    adj. (Du lat. effere porter hors). [Efferent]. Sortie ou départ d'un élément d'une région. Cela peut viser l'hémolymphe véhiculée par des vaisseaux efférents qui permettent la sortie de l'hémolymphe de la structure irriguée. Cela peut viser aussi des messages nerveux. A propos des messages nerveux, l'adjectif efférent signifie qui part d'un centre nerveux, qui conduit du centre vers la périphérie. Le message afférent (qui arrive à un centre nerveux) arrive par l'extrémité de la dendrite jusqu'au noyau de la cellule nerveuse et est retransmis par l'axone, qui véhicule le message efférent en direction des cellules de la chaîne de ganglions, où va être analysé le message. Contr. Afférent.
    Voir aussi Afférent Axone Dendrite et Ganglion.

    Effet Allee

    Notion développée par le Zoologiste Américain, Warder Clyde Allee qui a défini les nombreux avantages que procurent la vie en groupe chez les animaux. L'effet Allee est un effet de groupe positif où il existe une corrélation positive entre la densité d'une population et son taux de croissance. L'effet Allee donne la mesure du gain de fitness (aptitude à la survie et à transmettre son patrimoine génétique) tiré par un individu en fonction de la taille de la population dans laquelle il vit.
    Voir aussi Fitness Grégarisme.

    Effets sublétaux

    Ce sont des effets néfastes sur le long terme qui conduisent à la mort. Chez les abeilles, des études ont démontré que les néonicotinoïdes induisaient de tels effets sublétaux en agissant sur leur comportement ou leur physiologie. L'abeille, si elle ne meurt pas directement au contact de la molécule chimique, finira tout de même par mourir, du fait des effets induits qui peuvent être des troubles du comportement (désorientation par rapport à la ruche, altération du comportement social), mais aussi des troubles de la physiologie (réduction de la ponte, de l'éclosion des œufs, de la consommation de sirop) ou de la respiration. Actuellement, les effets sublétaux ne sont pas pris en compte par la règlementation et a fortiori par les producteurs de pesticide.
    Voir aussi Néonicotinoïdes.

    Élachiste

    (Elachista) n. f. (Du gr. elakhustos minuscule). Genre d'Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Elachistidés, aux ailes frangées de soie. La chenille, mineuse, de cette minuscule teigne (Microlépidoptère), vit dans les feuilles de graminacées.

    Élachistidés

    (Elachistidae) Bruand, 1850 n. m. pl. [Grass miner moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes dont l'élachiste en est le type. Ce sont des microlépidoptères dont l'envergure des ailes ne dépasse pas les 15 mm. Les adultes ont un corps allongé, assez fin. Leurs palpes maxillaires sont réduits et repliés par-dessus la trompe. Les palpes labiaux ne sont pas trop développés. Ils ne présentent pas de chaetosomes. Leurs scapes antennaires sont larges et présentent souvent un peigne de soie. Les ailes sont repliées en arrière sur l'abdomen au repos. Ces ailes apparaissent plumeuses ce qui est dû essentiellement à la frange de soies se situant à l'apex de l'aile antérieure. Les postérieures sont plus petites mais la ressemblance avec une plume est encore plus prononcée puisqu'elles consistent essentiellement en deux bandes de longues soies situées de part et d'autre des nervures. Les tibias antérieurs portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Leurs chenilles sont mineuses de nombreuses plantes herbacées. Quelques unes se nymphosent dans un cocon de soie. Ils sont cosmopolites mais on les trouve particulièrement dans les zones tempérées de l'hémisphère Nord.

    Élaiomyiophagie

    n. f. (Du gr. elaios huile, muia, as mouche et phagein manger). [Elaiomyiophagous]. Consommation alimentaire d'huile de mouche. Cette huile alimentaire pour animaux d'élevage est produite à partir des larves de l'Hermétie brillante, Hermetia illucens (Diptères Stratiomyiidés). Aux Pays-Bas, une firme produit cette huile à destination des éleveurs de poissons, de porcs et de volailles.

    Élaïosome

    (Du gr. elaios huile et sôma corps). [Elaiosome]. Excroissance de certaines graines, riche en lipide et en protéine qui attire les Fourmis. Une fois l'élaïosome consommé par les larves, les fourmis se débarrassent de la graine permettant sa germination et assurant ainsi sa dispersion dans la nature (Myrmécochorie). Syn. Eléosome.

    Elasmidés

    n. m. pl. Ancienne Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On enconnait près de 200 espèces. Ils mesurent entre 1,5 et 3 mm. Ils ne portent que rarement des couleurs métalliques. Leurs antennes comportent au mieux 10 articles et sont ramifiées chez le mâle. Leurs ailes sont longues et étroites. La nervation des ailes est réduite. Si la nervure marginale est longue, les nervures stigmales et postmarginales sont très courtes. Comme tous les Chalcidoïdes, les deux paires d'ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Les bords de leurs ailes antérieures sont presque parallèles. Les hanches de leurs pattes postérieures sont dilatées, de forme discoïdale. Les tarses sont tous tétramères. Leurs larves sont le plus souvent ectoparasites des Lépidoptères. Elles peuvent être aussi hyperparasites. Selon des recherches phylogénétiques récentes (2000), cette famille devrait intégrer la Sous-famille des Eulophinae dans la famille des Eulophidae

    Elater

    n. m. (Du gr. elatêr qui pousse, qui dirige). Genre d'Insectes Coléoptères, type de la Famille des Elatéridés, dont la larve qui vit dans le bois vermoulu dévore celle des autres coléoptères. Le nom usuel de l'élater est taupin. On les appelle aussi maréchaux, tape-marteaux, etc. Placé sur le dos, un taupin se détend comme un ressort, en produisant un bruit sec, pour se remettre sur ses pattes. Certaines espèces des pays chauds se nomment cucujo ou pyrophore. Ex. Elater ferrugineus. Syn. Taupin.

    Élatéridés

    (Elateridae) n. m. pl. [Click beetles et pour les larves, Wireworms]. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elateroïdes, comprenant des insectes appelés usuellement taupins et dont l'Elater est le type. Ils sont apparentés aux Lampyridés et certaines de leurs espèces émettent aussi de la lumière au moyen de vésicules thoraciques luminescentes (ex. le pyrophore). On en connait près de 9.000 espèces pour 400 genres. Leur corps est de forme oblong, allongé et terminé en ogive. Ils peuvent mesurer jusqu'à près de 70 mm (Genre Oxynopterus). Ils sont généralement de couleur sombre, mais certains genres arborent des couleurs métalliques (Campsosternus) ou des couleurs vives (Semiotus). Leur petite tête est encastrée dans le prothorax. Leurs antennes de 11 articles sont généralement dentées ou pectinées. Les angles postérieurs de leur pronotum sont pointus à tel point qu'ils forment des sortes d'éperon. Ils se distinguent par la présence d'une saillie prosternale (la mentonnière) logée en butée dans un sillon, une cavité de la saillie mésosternale (Groupe des Strenoxia). Des muscles tirent rapidement le prosternum vers l'arrière et la saillie prosternale vient buter contre la base du sillon de la saillie mésosternale. Cette action permet à l'insecte de sauter pour s'élancer dans l'air en cas de danger, tout en émettant un cliquetis caractéristique que l'on peut entendre. Leurs pattes sont courtes et ils ne peuvent donc se remettre sur le ventre quand ils sont sur le dos autrement qu'en produisant ce saut. Leurs hanches postérieures sont différenciées en lames coxales transverses pouvant loger plus ou moins leur fémur. Leurs tarses sont homéomères (formule tarsale 5.5.5). Ils sont phytophages. Les femelles pondent leurs œufs dans le sol ou le bois pourri. Leurs larves dites élatériformes sont radicivores (se nourrissent des racines des végétaux) et sont à ce titre des ravageurs des cultures. Certaines sont aussi carnassières. On les appelle usuellement « vers fil de fer » du fait de leur forme très allongée. Elles ressemblent à un tube articulé jaunâtre. Le développement larvaire peut durer plusieurs années (de deux à six ans selon les espèces). Contrairement aux larves de Coléoptères Ténébrionides, leur labre est soudé au clypéus. Elles portent trois paires de pattes thoraciques et des urogomphes dont la forme est utilisée en systématique.  Ce sont des insectes cosmopolites que l'on trouve cependant en plus grand nombre dans les régions continentales à climat tropical. Ex. Sericus brunneus L. Voir aussi Cucujo.

    Élatériforme

    adj. (D'élater et du lat. forma forme). [Elateriform]. Qui ressemble à une larve de Coléoptère Elatéridé avec un corps sclérifié, allongé et cylindrique ressemblant ainsi à un lombric, mais avec des pattes thoraciques courtes et un nombre réduit de soies.
    Larve élatériforme, Voir Larve élatériforme et Oligopode.

    Elatériformes

    (Elateriformia) Crowson, 1960 n. m. pl. Infra-ordre d'Insectes Coléoptères Polyphages regroupant plusieurs Super-familles, celle des Buprestoïdes, celle des Byrrhoïdes, des Dascilloïdes, des Elatéroïdes et des Scirtoïdes (ancien Eucinétoïdes) et deux Familles de position incertaine (incertae sedis), les Podabrocéphalidés et les Rhinorhipidés.

    Elatéroïdes

    (Elateroidea) n. m. pl. (D'élater et du gr. eidos aspect). Super-famille d'insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes regroupant les Familles suivantes : Artematopodidae, Brachypsectridae, Cantharidae, Cerophytidae, Drilidae, Elateridae, Eucnemidae, Lampyridae, Lycidae, Omalisidae, Omethidae, Phengodidae, Plastoceridae, Telegeusidae, Throscidae. Ce sont des Coléoptères au corps allongé, au tégument dur. Leur tête est enfoncée dans le prothorax. Leurs antennes sont dentées. Les angles postérieurs de leur prothorax sont pointus. Syn. Cantharoïdes.

    Electrentomidés

    (Electrentomidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Psocoptères Troctomorphes Amphientometes Electrentomoïdes.

    Electrentomoïdes

    (Electrentomoidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Psocoptères Troctomorphes Amphientometes regroupant les Familles suivantes: Compsocidae Electrentomidae Musapsocidae Protroctopsocidae Troctopsocidae.

    Elédone

    (Eledona) n. f. Genre d'Insectes Coléoptères Ténébrionidés dont les individus vivent dans les champignons des troncs d'arbre. Ex. Eledona agricola.

    Elenchidés

    (Elenchidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Strepsiptères Stylopidia. Leurs larves sont endoparasites des Fulgoridés. Ex. Elenchinus japonicus.

    Éléosome

    n. m. Syn. d'élaïosome. Voir Elaïosome.

    Éléphantiasis

    n. m.  (Du gr. elephas elephantos éléphant et iasis maladie). [Elephantiasis]. Inflammation du système lymphatique due à la filaire de Bancroft dont le vecteur est Culex fatigans Diptère Nématocère Culicidé. Cette filaire provoque un gonflement des vaisseaux lymphatiques et un gonflement des membres inférieurs.
    Voir aussi Filaire.

    Elevage de pucerons

    Voir Miellat.

    Elevage des insectes

    L'élevage est une pratique assez courante en entomologie. Il existe de nombreuses fermes à insectes ou Insectarium à travers le monde. On y trouve des papillons, des phasmes ou même des longicornes. Les Hyménoptères du genre Polistes peuvent également faire l'objet d'un élevage. En ce qui concerne les abeilles, on passe au domaine de l'apiculture. Pour la culture du vers à soie, on parle de sériciculture. De nos jours, de nombreux insectes sont élevés dans le but d'être vendus en tant qu'auxiliaires des cultures. (Ex. la coccinelle). Voir Apiculture et Sériciculture.

    Elipsocidés

    (Elipsocidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Psocoptères Psocomorphes Homilopsocidés. On en connait près de 130 espèces. Ils sont de couleur brune ou brunâtre. Ils présentent des antennes de 13 articles. Ils peuvent être macroptères ou brachyptères ou aptères. Les nervures des ailes antérieures sont au moins partiellement pileuses. Sur les ailes antérieures, leur Areola postica est libre (mais aussi quelquefois absente). Les ailes postérieures sont glabres sur leur bord postérieur. Leurs tarses peuvent être dimères, mais sont le plus souvent trimères. Leurs griffes présentent une dent préapicale et un pulville qui peut être sétiforme ou légèrement dilaté. On les trouve sur les écorces et dans la litière des feuilles. Ils sont cosmopolites.

    Ellipoures

    (Ellipura) n. m. pl.  Selon NCBI, dans la Super-classe des Hexapodes, on trouve trois Classes : Diplura Ellipura et Insecta. La Classe des Ellipoures regroupe les Protoures et les Collemboles. Ce taxon des Ellipura n'est pas reconnu par SITI. Dans la classification donnée par SITI, on distingue deux Classes chez les Hexapodes les Entognatha (qui regroupent Protoures, Diploures et Collemboles) et les Insecta.

    Elmidés

    (Elmidae) n. m. pl. [Riffle beetles]. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Dryopoïdes. Ce sont des insectes aquatiques. On en connait près de
    1.400 espèces. Leurs antennes de 11 articles sont plus longues que celles des Dryopidés, avec une massue non pectinée. Ils possèdent une aire duveteuse sur leur surface ventrale qui leur sert de plastron aérifère. Ce plastron permet sous l'eau la retenue d'une pellicule d'air afin de permettre la respiration. Leurs tarses sont tous pentamères. Le dernier article de leurs tarses est très long et porte deux fortes griffes qui leurs servent à se cramponner aux racines immergées. L'abdomen présente 5 sternites. Leurs larves aquatiques sont onisciformes et respirent au moyen de branchies trachéennes anales. Elles n'ont pas d'urogomphes. Syn. Elminthidés. 

    Elminthidés

    (Elminthidae) n. m. pl. Syn. d'Elmidés. Voir Elmidés.

    Élytre

    n. m. (Du gr. élutron enveloppe, étui). [Elytron(tra)]. Chez les Coléoptères (dont le terme provient du gr. koleos étui, fourreau et pteron aile), l'élytre désigne l'aile antérieure coriace (sclérotisée) et convexe rattachée au thorax. Leur consistance ressemble à celle du cuir. Elle sert de fourreau et de couverture pour l'aile postérieure membraneuse (seule apte au vol) lorsque celle-ci est au repos et permet ainsi de la protéger contre toute déchirure quand l'insecte circule dans ou sur le sol. Les élytres s'unissent au repos si bien l'un à l'autre qu'ils donnent l'impression d'être soudés, leur assurant ainsi une meilleure rigidité. Ce couplage s'effectue par coaptation au niveau des sutures au moyen d'un dispositif à tenon et mortaise. Les élytres se développent de la même façon que les ailes postérieures pendant la plus grande partie de la vie larvaire. Chez les Coléoptères capables de voler, les élytres ne prennent pas une part directe au vol et restent relevées, immobiles, pour permettre la liberté du mouvement des ailes postérieures membraneuses. Dans certaines Familles, les ailes postérieures font défaut et les élytres, solidement réunis, restent immobiles (Ex. Ténébrionidés déserticoles). Les élytres recouvrent la plupart du temps l'abdomen mais ce n'est pas une généralité (Ex. chez les staphylins). Ils ne portent ni nervures, ni cellules, mais peuvent être striés, porter des protubérances, des marques diverses et peuvent aussi être parés de diverses couleurs (ex. Buprestidés ou Cicindélidés). On peut parler d'élytres également dont la sclérification est cependant moindre pour les Orthoptères, les Dictyoptères, les Dermaptères (et notamment les Forficules) et les Phasmoptères. Pour les Orthoptères et les Dictyoptères on parle plutôt de Tegminae (ou Pseudoélytres). Pour les Hétéroptères, on trouve le nom d'hémélytre (ou hémiélytre ou tegmina), mais ce terme ne désigne que l'aile antérieure dont la moitié basale est sclérifiée tandis que son apex reste membraneux.
    Voir aussi Aile Hémélytre Tegmina et Pseudoélytre.

    Elytroptères

    n. m. pl. (Du gr. ancien élutron enveloppe, étui et pteron aile). Syn. ancien et inusité de Coléoptères.

    Emarginé, -e, -s

    adj. [Emarginate]. Avec une encoche nette.

    Embie

    (Embia) n. m. Genre d'Insectes Embioptères, type de la Famille des Embiidés. Leurs larves se déplacent dans un fourreau de soie.

    Embiidés

     (Embiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Embioptères. Ce sont des insectes grégaires que l'on trouve en Amérique du Sud et en Afrique.

    Embiidinés

    (Embiidina) Hagen, 1862 n. m. pl. [Web-spinners]. Ordre d'Insectes Néoptères. Syn. sénior Embioptères (selon NCBI). Syn. invalide Embioptera selon SITI. Voir Embioptères.

    Embioptères

    (Embioptera) Shipley, 1904 n. m. pl. (Du gr. embios vivant et pteron aile). [Web spinners]. Ordre d'Insectes Néoptères restreint regroupant 10 Familles  (Andesembiidae Anisembiidae Australembiidae Clothodidae Embiidae Notoligotomidae Oligotomidae Scelembiidae et Teratembiidae) et 500 espèces. Ils sont paurométaboles et toujours grégaires. De couleur brun ou noir, ce sont des insectes au corps mou, cylindrique et allongé de quelques millimètres de long (3 à 8 mm en France). Leurs antennes sont filiformes. Ils sont pourvus de pièces buccales de type broyeur. La tête porte des yeux composés sans ocelles. Les mâles portent en général deux paires d'ailes étroites, similaires, faiblement nervurées. Les femelles sont aptères. Leurs pattes possèdent des tarses de 3 articles. Ils ont la particularité de pouvoir marcher rapidement aussi bien en avant qu'à reculons. L'article basal de leur protarse est dilaté et renferme des glandes séricigènes au moyen desquelles ils tissent de longs tunnels de soie dans la litière et sous les écorces ou sous les pierres. Ces longs tunnels dans lesquels ils circulent rapidement, leur permettent de se protéger des prédateurs. Ils n'en sortent que la nuit. Leurs cerques de deux articles sont courts. Ces cerques sont asymétriques chez les mâles. Ces derniers sont rares (spanandrie) et la parthénogenèse est fréquente. La femelle surveille sa ponte et peut apporter un soin à ses jeunes consistant en l'apport d'une aide par la confection de tunnels de soie afin de leur permettre d'accéder à la nourriture. Elle ramasse également leurs déjections qu'elle emballera dans un sac de soie lui-même incorporé aux tunnels de soie. L'Embie de Rambur (Monotylota (Embia) ramburi) prémâche même la nourriture de ses larves. Les Embioptères forment de petits groupes soudés par des phéromones d'agrégation. Ce sont des saprophages (se nourrissent de matière organique en décomposition). Ils sont surtout présents dans les régions chaudes. On trouve dans le midi de la France, Haploembia solieri mais la majorité des espèces vit sous les tropiques. Syn. Embiidinés (selon NCBI). Voir aussi Glande séricigèneGrégaire, ParthénogenèsePaurométaboles, Saprophage et Soin aux jeunes.

    Embolémidés

    (Embolemidae) Forster, 1856 n. m. pl. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Chrysidoïdes. On en connait 15 espèces. Les mâles et les femelles présentent des antennes de 10 articles insérées sur une proéminence au milieu de la tête (Torulus). La nervation des ailes postérieures est réduite et ne comporte pas de cellules fermées.

    Embolium

    n. m. (Du gr. embolos qui s'enfonce dans). [Embolium]. Chez les Hémiptères Hétéroptères, partie latérale de l'hémélytre, formant une bande étroite qui borde la Costa (C), séparée du reste de la corie par une suture ou un sillon. Cette suture individualise la mésocorie de l'embolium (ou exocorie). Deux sillons longitudinaux présents sur l'hémélytre permettent d'individualiser trois secteurs qui sont respectivement de l'intérieur vers l'extérieur, le clavus, la mésocorie et l'embolium (ou exocorie). La partie apicale de l'hémélytre est membraneuse. Syn. Exocorie.
    Voir aussi Clavus et Corie.

    Embranchement

    n. m. [Phylum(la)]. Subdivision d'un règne regroupant des classes de végétaux ou d'animaux. Embranchements, Classes, Ordres, Familles, Tribus, Genres et Espèces, suivies de Sous-espèces sont les divisions employées dans la classification des êtres vivants. Les Arthropodes sont un embranchement du règne des Animaux. Syn. Division, Phylum.

    Embryogenèse

    n. f. (Du gr. embruon de bruein croître et genesis naissance, origine). [Embryogenesis]. Période correspondant au développement de l'embryon.
    Voir aussi Vitellogenèse.

    Embryologie

    n. f. (Du gr. embruon de bruein croître et logos discours). [Embryology]. Etude du développement d'un organisme depuis l'œuf fécondé jusqu'à l'éclosion.
    Voir aussi Segmentation Blastula et Gastrulation.

    Embryon

    n. m. (Du gr. embruon qui se développe à l'intérieur). Chez les Insectes, suite à la fécondation, le spermatozoïde et l'ovule fusionnent conduisant à la formation d'une cellule œuf qu'on nomme le zygote. C'est la division de cette cellule plusieurs fois successivement qui forme l'embryon. Cet embryon se développera dans l'œuf jusqu'à l'éclosion qui verra apparaître la larve. La durée de ce développement est très variable, allant de quelques jours à plusieurs mois (pour les espèces qui pondent des œufs d'hiver).
    Voir aussi Segmentation, Blastula, É​​​​​​​closionGastrulation, Larve, Œuf et Œuf d'hiver.

    Émergence

    n. f. (Du lat. emergere sortir de, apparaître). [Emergence]. Beaucoup d'insectes pondent dans le sol. Ce dernier sert ainsi d'incubateur à de nombreuses espèces (dites espèces édaphiques). Le déplacement vers la surface des jeunes imagos et appelé émergence. Mais le terme peut également viser le passage de la vie aquatique à la vie aérienne. Ainsi par exemple chez les Odonates, il y a également émergence lors de la transformation de la larve aquatique en imago aérien. Le terme est également utilisé à propos des Insectes holométaboles, à la fin du stade nymphal lors de la sortie de l'imago à l'air libre à partir de la nymphe, de la pupe ou de son cocon.
    Voir aussi Éclosion.

    Émigrante

    adj. et n. f. (Du lat. emigrare changer de demeure). [Emigrant, Migrant]. Dans le cycle de reproduction des Hémiptères Aphidiens, génération de pucerons femelles ailées, parthénogénétiques et vivipares issue de la dernière génération de Fondatrigènes. Elles se développent sur un hôte primaire pour migrer par la suite sur un hôte secondaire. Ces fondatrigènes ailées une fois sur l'hôte secondaire sont appelés, ainsi que leur descendance, exilés (ou exules ou aliénicoles). On parle de vol d'émigration quand elles vont s'installer sur un hôte secondaire. Au cours de l'été, on observe l'apparition d'émigrantes ailées (quand les individus d'une colonie deviennent trop nombreux) qui vont se déplacer aux alentours. Ce sont alors des vols de dissémination. Ces exilés donneront naissances à des femelles sexupares. Les sexupares étant les femelles qui donneront naissance à des individus sexués.
    Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons et Exilé.

    Émigration

    n. f. [Emigration]. Phénomène de déplacement d'individus isolés ou de populations d'individus qui quittent l'habitat où ils vivaient pour se rendre dans un nouvel habitat. Cette émigration peut avoir pour origine des facteurs écologiques défavorables ou des comportements particuliers. Elle consiste notamment souvent en un changement de plantes hôtes (Ex. chez les Aphidiens).
    Voir aussi Dissémination Dispersion Essaimage et Migration.

    Emmieller

    v. Ajouter du miel ou enduire de miel.

    Emmiellure

    n. m. Remède à base de miel notamment utilisé par les vétérinaires pour assouplir le sabot des chevaux.

    Emoucher

    v. tr. Débarrasser des mouches.

    Emouchoir

    n. m. Instrument pour chasser les mouches.

    Empididés

    (Empididae) n. m. pl. [Dance flies, Dagger flies, Balloon flies]. Famille d'Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Asilomorphes Empidoïdes. Il en existe environ 3.500 espèces. Ils mesurent entre 1 et 15 mm. Les pièces buccales sont composées de deux stylets maxillaires faits par les laciniae. Ils portent des palpes maxillaires. Ils n'ont ni cardo ni stipes. La trompe rigide est formée par le labium. Leur thorax est trapu. La nervure du secteur de la Radiale (Rs) prend naissance bien au-delà du niveau de la nervure humérale. La Sous-costale (Sc) est différente et rejoint la nervure Costale (C) ou est effacée peu avant mais n'est jamais coudée vers l'arrière. Ce sont des Diptères hétérodactyles (dont les tarses sont composés de deux pulvilles et une soie empodiale centrale). L'abdomen est long et effilé. Ces mouches sont carnassières et saisissent leurs proies en vol, avec leurs pattes antérieures. Les Empididés forment des essaims nuptiaux au-dessus de points d'eau où le mâle peut offrir une proie entourée dans un cocon de soie à la femelle que celle-ci dévore pendant l'accouplement. Certaines espèces ne sont carnivores que pendant l'époque de l'accouplement. Les larves prédatrices sont aquatiques ou terrestres et vivent sur des matières végétales en décomposition. Ex. L'empis marqueté, Empis tesselata.

    Empidoïdes

    (Empidoidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes représentée par les Familles des Dolichopodidés et des Empididés. Ce sont des Diptères hétérodactyles (dont les tarses sont composés de deux pulvilles et une soie empodiale centrale). 

    Empodial, -e, -aux

    adj. [Empodial]. Qui concerne l'empodium. Qualifie notamment chez les Diptères, la soie sensorielle située entre les bases des griffes sur les pattes.

    Empodium

    n. m. (Du gr. en dans, pous pied, qui a donné empodion obstacle). [Empodium(ia)]. Chez les Diptères, désigne un organe impair placé sur la face inférieure du distitarse entre les bases des griffes et les pulvilles du prétarse. L'empodium peut prendre la forme d'un coussinet (dit alors pulvilliforme) ou d'une soie (dite alors soie empodiale). Lorsqu'il n'y a qu'une pelote ou pulville, on l'appelle empodium ou arolium. Quand il y a en a deux, ce sont des pulvilli. Chez certains Diptères, il existe à la fois un empodium et des pulvilli (homéodactyles ou hétérodactyles si l'empodium est transformé en soie). L'empodium se situe alors entre les pulvilles. Les pulvilles et l'empodium sont habituellement des organes parsemés de petits pores ayant un rôle adhésif comme les ventouses et servant à la progression ou à l'adhésion de certains insectes sur les surfaces lisses verticales ou surplombantes. Chez les Lépidoptères, l'empodium est formé par une lamelle médiane (pulvillus) et deux lobes latéraux, les paronychia.
    Voir aussi Hétérodactyle Homéodactyle Sclérite unguitracteur Pulville et Arolium.

    Empupement

    n. m. (Du lat. pupa poupée). [Pupation]. Chez les Diptères Cyclorrhaphes, formation de la pupe.

    Empuse

    (Empusa) n. f. Nom vernaculaire et Genre d'Insectes Dictyoptères de la Famille des Empusidés, qui vivent dans les régions chaudes d'Afrique d'Asie et de la région méditerranéenne. Les pattes de cette Mante sont foliacées (aplaties en forme de feuilles). Ex. L'empuse commune, Empusa pennata. L'empuse gongylode, Gongylus gongylodes.

    Empusidés

    (Empusidae) n. f. pl. Famille d'Insectes Dictyoptères du Sous-ordre des Mantodés dont le Genre Empusa en est le type. Ils se caractérisent par leur vertex (partie supérieure de la tête) prolongé en mitre.

    Encaustique

    n. m. Préparation à base de cire et de térébenthine destinée à entretenir le bois.

    Encéphalite

    n. f. (Du gr. enkephalos cerveau et du suffixe –ite, constituant). [Encephalitis]. Maladie causant une inflammation de l'encéphale qui peut être transmise par la femelle moustique. Ex. L'encéphalite japonaise avec 30.000 à 50.000 cas cliniques signalés chaque année.
    Voir aussi Arbovirus et Flavivirus.

    Encoconnée (Chrysalide)

    adj.  Qui est enfermé dans un cocon. Ex. la chrysalide du ver à soie.
    Voir aussi Chrysalide encoconnée.

    Encyrtidés

    (Encyrtidae) n. m. pl. [Encyrtid wasps]. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On en connait près de 3.800 représentants. Leurs antennes n'ont pas d'anellus. Le mésoscutum est régulièrement convexe. Le mésopleure présente un sillon pour la réception du fémur. Leurs notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) sont absents ou invisibles. La nervation des ailes est réduite. La nervure marginale de leur aile antérieure est plus ou moins ponctiforme. Cette nervure est courte. Vu de profil, la hanche médiane est insérée au niveau du milieu du mésopleure, ou même un peu antérieurement. Les insectes de cette vaste Famille ont pour particularité de présenter sur les tibias de leurs pattes médianes un éperon apical (épiphyse tibiale) incurvé long et fort. Cet éperon sert d'organe de nettoyage de l'antenne. Les tarses de leurs pattes portent 4 articles. Les insectes de cette Famille varient beaucoup et beaucoup d'espèces sont utilisées pour lutter contre les ravageurs des cultures, notamment les Coccidés (cochenilles) que leurs larves parasitent. Ex. Copidosoma koehleri qui choisit pour hôte une teigne des patates en Inde. Ces insectes présentent un cas de polyembryonie consistant en ce qu'un seul œuf pondu dans le corps d'une chenille, donne de nombreux adultes, tous du même sexe.

    Endécatomidés

    (Endecatomidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages.

    Endémique

    adj. (Du gr. endemo- originaire d'un pays, indigène). [Endemic]. Se dit d'une espèce que l'on rencontre dans une contrée délimitée, souvent de faible étendue géographique, telle qu'une montagne, une île, un lac, des grottes, un désert, etc. Il peut s'agir d'un endémisme d'espèces, de genres et même de familles. Les régions à fort taux d'endémisme sont appelées des points chauds, ou Hot Spots (Ex. Madagascar pour beaucoup d'espèces d'Insectes mais aussi pour ses Lémuriens).
    Voir aussi Allochtone Autochtone Exotique et Indigène.

    Endémisme

    n. m. [Endemism]. Caractère de ce qui est endémique.

    Enderleinellidés

    (Enderleinellidae) n. m. pl. [Squirrel lice]. Famille d'Insectes Phthiraptères Anoploures.

    Endite

    n. f. [Endite]. Désigne un lobe interne de tout segment, de tout appendice.
    Chez les Crustacés, expansion interne du protopodite, opposé à l'excite ou épipodite.

    Endoblaste

    n. m. (Du gr. endon en dedans et blastos germe). Syn. d'endoderme. Voir Endoderme.

    Endochorion

    n. m. (Du gr. endon en dedans et khorion membrane). [Endochorion]. Couche interne du chorion de l'œuf des Insectes. Le chorion (enveloppe extérieure de l'œuf) est constitué de deux couches principales, l'endochorion, interne et l'exochorion, externe. On trouve donc dans l'œuf, l'ovocyte, le vitellus et les cellules nourricières qui sont protégés successivement par la membrane vitelline, la couche cireuse, l'endochorion, puis l'exochorion.
    Voir aussi Œuf.

    Endocrine

     adj. (Du gr. endon en dedans et krinein sécréter). [Endocrine]. Se dit à propos des glandes, de la substance hormonale sécrétée par elles, qui se déverse directement dans le sang ou l'hémolymphe afin d'exercer leur action spécifique sur des organes - ou des cellules- cibles distants. Contr. Exocrine.
    Voir aussi Glande et Glande endocrine.

    Endocrinologie

    n. f.  (Du gr. endon en dedans et krinein sécréter et logos discours, science). [Endocronology]. Science qui étudie les glandes qui produisent les hormones.
    Voir aussi Hormone.

    Endocuticule

    n. f. (Du gr. endon en dedans et du lat. cuticula petite peau). [Endocuticle(s)]. Chez les Arthropodes, partie interne non durcie de la cuticule, et plus exactement, couche interne de la procuticule. La couche externe de la procuticule étant l'exocuticule. La procuticule forme avec l'épicuticule, la cuticule. L'endocuticule est une matière épaisse, élastique, formée de chitine et d'arthropodine permettant ainsi de conférer à la fois flexibilité et solidité au tégument. Elle constitue la majeure partie du tégument chez les insectes à tégument mou (malacodermes).
    Voir aussi Arthropodine Chitine Cuticule Epicuticule Exocuticule et Procuticule.

    Endoderme

    n. m. (Du gr. endon en dedans et derma peau). [Endoderm]. Lors du développement embryonnaire chez les Triploblastiques, les tissus de l'organisme vont se développer en plusieurs feuillets (endoblaste, mésoblaste et ectoblaste). Le feuillet interne (ou endoderme ou endoblaste) résulte de l'invagination de la membrane embryonnaire (blastoderme). Les organes d'origine endodermiques sont l'intestin moyen et d'autres organes viscéraux. Quant au mésoderme, il sera à l'origine de la plupart des organes internes (appareil circulatoire, gonades, muscles). L'ectoderme, lui, sera à l'origine des téguments mais aussi du système nerveux interne.
    Voir aussi Bandelette germinative et Gastrulation. Syn. Endoblaste.

    Endodermique

    adj. [Endodermal]. Relatif à l'endoderme.

    Endogé, -e, -s

    adj. (Du gr. endo dedans et terre). [Endogeous]. Désigne un organisme, une espèce, qui vit dans la partie profonde du sol.
    Voir aussi É​​​​​​​daphique.

    Endolymphe

    n. m. (Du gr. endon en dedans et du lat. lympha eau). [Endolymph]. Sang incolore de l'appareil circulatoire des Insectes. Voir aussi Hémolymphe.

    Endoméiose

    n. f. (Du gr. endon en dedans et meiosis décroissance). [Endomeiosis]. Chez les femelles de Pucerons parthénogénétiques (Hémiptères Aphidiens), mini-méiose (division cellulaire) qui leur est propre donnant des sexués mâles.
    Voir aussi Sexupare.

    Endomychidés

    (Endomychidae) n. m. pl. [Handsome fungus beetles]. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes ayant pour type le genre Endomychus. On en connait près de 1.300 espèces réparties en 120 genres. Ils mesurent entre 1 et 18 mm de long. Ils ressemblent aux Coccinellidés et ont aussi un corps ovale à allongé. Leurs antennes de 11 articles dépassent leur pronotum et se terminent par une massue de trois articles élargis. Ils présentent une suture fronto-clypéale. On trouve en général sur le thorax un à deux sillons longitudinaux ou deux fossettes basales. Leurs tarses sont en apparence de formule 3.3.3 alors qu'en fait 4.4.4 (cryptotétramères). Cela permet d'ailleurs de les distinguer des Nitidulidés qui leur ressemblent parfois et qui ont des formules tarsales 5.5.5 ou 4.4.4. Il existe malgré tout certains Endomychidés dont les tarses apparaissent tous distinctement tétramères (ex. genre Sphaerosoma). On les appelle communément Mycétines, car ils vivent sous les couches de mycélium (champignon). Certains sont myrmécophiles ou termitophiles. Ils sont cosmopolites. Ex. Endomychus biguttatus.

    Endomyque

    (Endomychus) n. m. Genre d'Insectes Coléoptères, type de la Famille des Endomychidés, aux couleurs vives et tranchées, qui vivent sous les champignons d'arbres, entre les gerçures des écorces. Leurs larves sont d'ailleurs saprophages. Ex. Endomychus coccineus.

    Endoparasite

    n. m. (Du gr. endon en dedans, para à coté de et sitos nourriture). [Endoparasite]. Par opposition à un ectoparasite (puces et poux), un endoparasite est un parasite habitant l'intérieur de son hôte, s'en nourrissant et finissant parfois par le tuer (si c'est le cas il est dit endoparasitoïde). Les larves d'ichneumon sont pour la plupart endoparasites. Certaines larves de mouches le sont aussi. Par contre, les larves de Strepsiptères sont toutes endoparasites. On dit aussi entoparasite. Contr. Ectoparasite. Syn. Entoparasite. Voir aussi  Mésoparasite et Endoparasites.

    Endoparasites

    n. m. pl. [Endoparasites]. Groupe biologique réunissant les parasites qui pondent leurs œufs directement dans l'hôte ou sur la nourriture qui sera ingérée par l'hôte. A l'éclosion de l'œuf, la larve, qui nait toujours directement à l'interieur de l'hôte, se nourrira de ses tissus. Cela par opposition aux ectoparasites où l'œuf sera pondu sur l'hôte et où une fois éclot, la larve se nourrira des tissus de l'hôte parfois en pénétrant à l'intérieur de ce dernier. Les endoparasites respirent pour la plupart en prélevant l'oxygène directement à partir des tissus de l'hôte. Certaines larves de Diptères Tachinidés prélèvent toutefois de l'oxygène directement à partir du système trachéen de l'hôte. D'autres larves de Diptères Œstridés du Genre Hypoderma perforent les tissus de l'hôte pour venir respirer à l'air libre avant de se réintroduire dans les tissus. Enfin, on trouve aussi chez les larves d'Hyménoptères Parasites Chalcidoïdes, un pédicelle qui fait saillie hors de l'hôte dans le but d'aspirer directement l'oxygène nécessaire à leur respiration.
    Voir aussi Ectoparasites et Stylopisation.

    Endoparasitoïdes

    n. m. pl. (D'endoparasite et du gr. eidos aspect). [Endoparasitoids]. Groupe biologique renfermant les Insectes endoparasites qui se développent donc à l'intérieur du corps de leur hôte, mais qui mettent fin à la vie de ce dernier durant leur développement ou à la fin de leur développement. Ex. les Ichneumons.
    Voir aussi Hémolymphe Parasite et Parasitoïde.

    Endophage

    adj. et n. m. (Du gr. endo en dedans et phagein manger). [Endophagous (adj. )]. Qui mange sa proie de l'intérieur. Syn. Entophage.

    Endophallus

    n. m. (Du gr. endo en dedans et phallos pénis). [Endophallus]. Chez les Insectes, le canal éjaculateur débouche dans la phallobase. La phallobase est suivie de l'édéage. La partie externe de la phallobase et de l'édéage est appelée ectophallus. L'endophallus est limité intérieurement par l'orifice de l'appareil génital (ou gonopore) et extérieurement par le phallotrème, l'orifice extérieur. L'endophallus est la partie du pénis qui en pénétrant les voies femelles peut s'y dévaginer. Quelque fois, l'endophallus est la seule partie du pénis qui pénètre le vagin. Syn. Sac interne.
    Voir aussi Aedeage et Phallus.

    Endophile

    adj. (Du gr. endo en dedans et philos ami). [Endophilic]. En entomologie médicale, un insecte vecteur de maladie est dit endophile quand il cherche à rester à l'intérieur d'une habitation après y être entré. Cela par opposition à un exophile qui est un vecteur de maladie qui ne se rencontre que dans la nature. Contr. Exophile.

    Endophyte

    adj. et n. m. (Du gr. endo en dedans et phuton plante). [Endophyte (n.) Endophytic (adj. )]. Qui se situe à l'intérieur d'une plante. Ex. Ponte endophyte. Un endophyte peut également désigner un organisme qui se développe à l'intérieur des tissus végétaux en y creusant des galeries, des mines ou y établissant des galles. Cet endophyte est alors endoparasite des plantes.

    Endopleurite

    n. f. (Du gr. endon en dedans et pleurite). [Endopleurite]. Invaginations cuticulaires (crêtes, replis internes) situées entre les pleurites de l'endosquelette thoracique, se prolongeant par les bras pleuraux en direction ventrale. 
    Voir aussi Apodème et Endosquelette.

    Endopodite

    n. m. (Du gr. endo en dedans et pous, podos pied). [Endopodite]. Appendice terminal interne, sorte de palpe, inséré près de la base des pattes-mâchoires (basipodites) chez certains Crustacés et Arachnides. Endopodite et exopodite forment deux branches (ou rames) fixées sur une branche unique le basipodite. Chez les Crustacés, les antennes sont uniramées et les pattes majoritairement biramées. L'endopodite sert à la locomotion et l'exopodite (branche terminale externe) à la respiration ou à la nage ou les deux à la fois. L'endopodite est successivement composé des articles suivants : Ischiopodite, Méropodite, Carpopodite, Propodite et Dactylopodite. Syn. Rame interne

    Endoptérygote

    adj. et n. m. (Du gr. endon en dedans et Ptérygotes). [Endoptérygote]. Dont les ailes se développent intérieurement. Se dit des larves d'Insectes holométaboles dont les ébauches alaires et sexuelles sont internes. Les ébauches alaires qui se forment sous le tégument de la larve dans une région spécialisée n'apparaitront qu'au stade nymphal. Syn. Holométabole. Contr. Exoptérygote.

    Endoptérygotes

    (Endopterygota) n. m. pl.  Ancienne Sous-classe d'Insectes à métamorphose complète qui était divisée en deux Super-ordres : celui des Coléoptéroïdes et celui des Mécoptéroïdes. Il existait trois autres Sous-classes : Les amétaboles à métamorphose nulle ; les paurométaboles à métamorphose graduelles ; les hémimétaboles à métamorphose importante mais sans nymphose. Aujourd'hui selon NCBI, les Endoptérygotes sont considéré comme une Infra-classe regroupant les Super-ordres et les Ordres suivants : Amphiesmenoptera (Lépidoptères et Trichoptères), Coleoptera Diptera Hymenoptera Mecoptera Neuropterida Siphonaptera et Strepsitera. Syn. junior, en tant que Super-ordre au statut invalide selon SITI de l'Infra-classe des Neoptera. Syn. Exoptérygotes (en ce qui concerne le rang). Syn. Holométaboles (Holometabola). Voir Aile Holométaboles Néoptères et Ptérygotes.

    Endosquelette

    n. m. (Du gr. endon en dedans et squelette). [Endoskeleton]. Squelette interne, par opposition à l'exosquelette ou carapace. Chez les Insectes, l'endosquelette correspond à l'ensemble des invaginations du tégument, c'est-à-dire des replis des parois ou crêtes internes du corps, qui servent de points d'attache aux muscles.
    Voir aussi Apodème Apophyse Endopleurite Endosternite Endotergite Foramen Furca 2, Phragme et Tentorium.

    Endosternite

    n. f. (Du gr. endon en dedans et sternite). [Endosternite]. Elément interne du céphalothorax formé de lames fibreuses qui sert d'attache et de lien entre les divers organes, tel que le tube digestif, etc. Syn. Furca.
    Voir aussi Furca 2 et Endosquelette

    Endosymbiote

    n. m. (Du gr. endon en dedans et sumbioûn vivre ensemble). [Endosymbiont]. Organisme vivant en symbiose (obligatoire ou facultative) à l'intérieur d'un autre. Il s'agira de protozoaires ou de bactéries que l'on trouvera dans le tube digestif de leur hôte et qui participent la plupart du temps à la digestion. On distingue les endosymbiotes primaires des endosymbiotes secondaires. Chez les endosymbiotes primaires, la symbiose avec leur insecte hôte existe depuis des millions d'années et il s'agit d'une symbiose obligatoire où chaque espèce ne peut survivre sans l'autre. On retrouve cette association entre les termites inférieurs et les bactéries qui les aident à digérer la cellulose ou encore avec la bactérie Wolbachia endosymbiotiques de nombreuses espèces de fourmis comme Formica truncorum ou même de Diptères comme Aedes albopictus ou A. aegypti. Chez les endosymbiotes secondaires, l'association est souvent plus récente et la symbiose facultative. On retrouve cette endosymbiose secondaire entre certaines bactéries et des espèces de fourmis, des pucerons, des cochenilles, des poux ou même des Diptères. Ex. La mouche tsé-tsé et la bactérie Sodalis glossinidius ou encore le puceron vert du pois Acyrthosiphon pisum et la bactérie Candidatus Hamiltonella defensa qui l'aide à se défendre contre les insectes parasitoïdes ou l'aleurode Bemisia tabaci et la bactérie Hamiltonella. Contr. Ectosymbiote.
    Voir aussi Bactérie Bactériocyte Protozoaires Mutualisme et Symbiose.

    Endotergite

    n. m. (Du gr. endon en dedans et tergite). [Endotergite]. Invaginations (crêtes, replis internes) transverses situées entre les tergites de l'endosquelette thoracique. Les muscles longitudinaux dorsaux y sont insérés.
    Voir aussi Phragme et Endosquelette.

    Endoxyle

    adj. (Du gr. endo en dedans et xulon bois). [Endoxylic]. Qui pénètre en profondeur dans une plante, à propos des Insectes phytophages. Syn. Endoxylique.

    Endoxylique

    adj. Voir Endoxyle.

    Endromidés

    (Endromidae) n. m. pl. [Glory moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes. Pendant longtemps, cette famille ne regroupa qu'un genre pour une espèce, Endromis versicolora que l'on trouve dans la région paléarctique. Aujourd'hui, on y trouve une trentaine d'espèces.

    Eneopteridés

    (Eneopteridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Orthoptères Ensifères Grylloïdes.

    Enfumage

    n. m. Méthode consistant à environner de fumée les abeilles d'une ruche afin de diminuer leur agressivité et de faciliter le travail de l'apiculteur.

    Enicocephalidés

    (Enicocephalidae) Stål, 1860 n. m. pl. [Gnat bugs, Unique-headed bugs]. Famille d'Insectes Hémiptères Hétéroptères Enicocephalomorphes Enicocephaloïdes. Cette famille regroupe des individus prédateurs mesurant en moyenne 4 mm de long. Leur tête est apparemment bilobée car étranglée puis dilatée derrière les yeux. Les ocelles sont placés derrière les yeux. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Le pronotum est séparé en trois régions par des sulci. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres sont entièrement membraneux. Leurs pattes antérieures sont ravisseuses. On les trouve sous les écorces et les bois morts ou sous les roches ou les feuilles mortes dans les forêts. Ils sont cosmopolites.

    Enicocephaloïdes

    (Enicocephaloidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Hémiptères Hétéroptères Enicocephalomorphes, regroupant la Famille des Enicocephalidés et des Aenictopecheidés.

    Enicocephalomorphes

    (Enicocephalomorpha) n. m. pl. (D'énicocéphalidé et morphê forme). Infra-ordre d'Insectes Hémiptères Hétéroptères ne comptant que la seule Super-famille des Enicocéphaloïdes. Ils sont avec le Sous-ordre des Dipsocoromorphes, parmi les plus primitifs chez les Hétéroptères. Les Enicocéphalomorphes mesurent entre 2 et 16 mm de long.

    Ennomos

    (Ennomos) n. m. Nom vernaculaire et Genre d'Insectes Lépidoptères Géométridés. Ex. L'Ennomos de l'Aulne, Ennomos autumnaria. L'Ennomos du Lilas, Apeyra syringaria.

    Enruchement

    n. m. Action consistant pour un apiculteur à disposer un essaim dans une ruche.

    Ensellé, -e, -s

    adj. (Du lat. sella siège, chaise, puis selle de cheval). [Saddle]. En forme de selle. Syn. Selliforme.

    Ensifères

    (Ensifera) n. m. pl.  (Du lat. ensis épée et -fero porter). Sous-ordre d'Orthoptères dont les individus présentent toujours des antennes longues (avec plus de 30 articles), filiformes et amincies vers l'apex et dont les femelles sont munies d'un long ovipositeur ensiforme (en forme d'épée) aux valves bien développées, ce qui est à l'origine de leur nom. Ils comprennent, les sauterelles, grillons et courtilières soit près de
    8.000 espèces. Ils mesurent en général de 5 à 7 cm (mais jusqu'à 12 cm chez certaines espèces des Tropiques). Leurs corps et les ailes sont verts, brun-vert ou bruns. Leur tête, inclinée vers l'arrière porte de fortes mandibules. Les mâles stridulent en frottant le haut de leurs deux pseudoélytres l'une contre l'autre, au contraire des Caelifères (aux antennes plus courtes) qui frottent leurs fémurs postérieurs contre les élytres. Chez les Ensifères, les élytres ont une cellule particulière, le miroir dont la fonction est d'amplifier le son produit par le frottement. Leurs ailes postérieures sont membraneuses, larges avec une nervation très développée. Certaines espèces sont cependant brachyptères, voir aptères. Leur organe tympanique (scolopidium) quand il est présent est situé à la base du tibia antérieur (surtout chez les grillons). Les pattes postérieures comme chez tous les Orthoptères sont adaptées au saut. Leurs tarses se composent de 3 articles (4 articles cependant chez les Sténopelmatoïdes). De nombreuses espèces sont prédatrices. Ils sont hétérométaboles, leur métamorphose étant incomplète. On les trouve principalement dans les régions tropicales et subtropicales. Les Ensifères regroupent les Super-familles des Grylloïdes (grillons), des Schizodactyloïdes, des Sténopelmatoïdes et des Tettigonioïdes (sauterelles). Selon NCBI, les Sténopelmatidés font partie des Tettigonioïdes et à la place de la Super-famille des Sténopelmatoïdes on trouve celle des Rhaphidophoroïdés. Selon SITI, on y retrouve deux Infra-ordres : Gryllidea et Tettigoniidea. Syn. Grylloptères (selon SITI).

    Ensiforme

    adj. (Du lat. ensis épée et forma forme). [Ensiform]. Qui a la forme d'une épée.

    Entedon

    n. m. Genre d'Insectes Hyménoptères Eulophidés de petite taille qui vit en parasite de nombreuses larves d'autres insectes. Ex. Entedon diotimus.

    Entime

    (Entimus) n. m. Genre d'Insectes Coléoptères Curculionidés (Charançons) aux élytres aux éclats métalliques, qui vit sur les mimosas du Brésil. Ex. Entimus imperialis.

    Entognathe

    n. m. et adj.  (Du gr. endon en dedans et gnathos mâchoire). [Entognathous (adj. )]. Qui appartient aux Entognathes, c'est à dire aux Hexapodes dont les pièces buccales ne sont pas visibles car cachées à l'intérieur de la tête. Cela concerne les Aptérygotes Collemboles, Protoures et Diploures. Contr. Ectognathe. Syn. Entotrophe.

    Entognathes

    (Entognatha) n. m. pl. Classe d'Hexapodes au type primitif regroupant les aptérygotes que sont les Collemboles, les Protoures et les Diploures où les pièces buccales sont logées sous un repli de la capsule céphalique formant une cavité orale. Leurs pièces buccales ne sont donc pas visibles extérieurement, ce qui les distingue des Insectes. Dans la classification donnée par SITI, on distingue deux Classes chez les Hexapodes les Entognatha et les Insecta. Selon NCBI, dans la Super-classe des Hexapodes, on trouve trois Classes : Diplura Ellipura (qui comprennent les Collemboles et les Protoures) et Insecta. Le terme d'Entognatha est alors syn. d'Ellipura et en partie de Diplura (selon NCBI).

    Entomique

    adj. (Du gr. entomon insecte). Qui a rapport aux insectes. Ex. Organisation entomique.

    Entomobrya

    n. f. Genre de petit Collembole qui vit sur le sol et dans les écorces, type de la famille des Entomobryidés. Ex. Entomobrya comparata.

    Entomobryidés

    (Entomobryidae) n. f. pl. [Slender springtails]. Famille de Collemboles Entomobryomorphes Entomobryoïdes (ou Arthropléones (collemboles allongés)) de couleur claire, jaune, brune ou noire, comptant près de 1.400 espèces allongées avec un petit pronotum. Leur corps n'est pas couvert de gros cils. Leurs antennes portent 5 à 6 articles. Ils ne portent pas d'organe postantennal. Leur mucron est court avec une dens voir deux dentes avec ou sans épine basale. La dent, courbée vers le haut, est régulièrement crénelée en son côté postérieur. Cette dens est dans le même prolongement que le manubrium et ne forme donc pas d'angle. Ils portent un organe trochantéral sur la troisième paire de pattes.

    Entomobryoïdes

    (Entomobryoidea) n. m. pl. Super-famille de Collemboles Entomobryomorphes comprenant 6 Familles : Cyphoderidae ; EntomobryidaeMicrofalculidae ; Oncobryidae ; Paronellidae ; Praentomobryidae.

    Entomobryomorphes

    (Entomobryomorpha) n. m. pl. (D'entomobrya et morphê forme). Ordre ou Sous-ordre d'Hexapodes Entognathes Collemboles. Ils présentent un pronotum réduit et une sclérification ou segmentation du corps nette. Seuls deux segments thoraciques sont apparents en vue dorsale et ces derniers n'ont pas de soies dorsales (contrairement aux Poduromorphes). Les autres Sous-ordres étant ceux des Néelipléones, des Poduromorphes et des Symphypléones. Ce Sous-ordre compte 4 Super-familles selon SITI : celle des Actalétoïdes, celle des Entomobryoïdes, celle des Isotomoïdes et celle des Tomocéroïdes. Voir aussi Collemboles.

    Entomocécidie

    n. f. (Du gr. entomon insecte et kêkis, kêkidos noix de galle). [Entomocecidium]. Galle végétale causée par la piqûre d'un Insecte. On distingue les entomocécidies, des nématocécidies où la galle est alors causée par un ver nématode et des acarocécidies où la galle est alors causée par un acarien.
    Voir aussi Cécidie et Galle.

    Entomochorie

    n. f. (Du gr. entomon insecte et khorêin se déplacer). [Entomochory]. Dispersion des diaspores (élément fongique ou végétal pouvant former un nouvel individu) par les insectes.

    Entomofaune

    n. f.  (Du gr. entomon insecte et du lat. faunus divinité champêtre ; formé d'après flora flore). [Entomofauna]. Ensemble des Insectes qui peuplent une région déterminée ou un milieu déterminé.

    Entomogamie

    n. f. (Du gr. entomon insecte et gamos union, mariage). [Entomogamy]. Syn. d'Entomophilie. Voir Entomophilie.

    Entomogène

    adj. (Du gr. entomon insecte et genos origine). [Entomogenous]. Se dit des organismes qui se développent dans ou sur un insecte. Il existe ainsi des champignons qui croissent sur les Insectes. Ex. L'Isaria est un champignon entomogène, qui vit aux dépens des larves du cochylis de la vigne. L'Entomophthora lui croit sur la larve de la piéride du chou, Pieris brassicae. Quant aux organismes qui se développent à l'intérieur des insectes, ce sont souvent des nématodes. Voir aussi Entomopathogène, Entomophyte, Lutte biologique, Mermithaner et Nématode.

    Entomographe

    n. m. [Entomographe]. Naturaliste qui s'occupe d'entomographie.

    Entomographie

    n. f. (Du gr. entomon insecte et graphein écrire). [Entomography]. Description des Insectes ou de l'histoire de leur vie.

    Entomologie

    n. f. (Du gr. entomon insecte et logos discours, science). [Entomology]. Partie de la zoologie qui étudie les Insectes. C'est le Suisse Charles Bonnet qui a utilisé la racine grec entomon pour qualifier la branche de la science qui étudie les insectes.

    Entomologie légale

    ou criminelle ou forensique Voir Entomotoxicologie.

    Entomologique

    adj. [Entomological]. Relatif à l'entomologie.

    Entomologiste

    n. m. [Entomologist]. Spécialiste d'entomologie.

    Entomopathogène

    adj. (Du gr. entomon insecte, pathos maladie et genos origine). [Entomopathogenic]. Organisme provoquant une maladie qui attaque spécifiquement les Insectes.

    Entomophage

    n. m. et adj. (Du gr. entomon insecte et phagein manger). [Entomophagous]. Qui se nourrit d'Insectes. Les oiseaux sont entomophages. Se dit aussi de certaines plantes qui capturent les Insectes pour en assimiler la substance : la dionée est une plante entomophage.
    Voir aussi Prédateur.

    Entomophages

    n. m. pl. Groupe biologique renfermant les Insectes Hyménoptères (Ichneumons, Braconidés, Chalcididés) qui se nourrissent d'autres insectes, ou dont la larve vit en parasite dans le corps d'autres insectes. Utiles dans la lutte biologique, les insectes entomophages sont subdivisés selon leur mode d'alimentation en deux catégories, les prédateurs (qui consomment plusieurs proies pour se développer) et les parasitoïdes (qui consomment une seule proie pour se développer). Voir Lutte biologique Prédateur et Parasitoïde.

    Entomophagie

    n. f. [Entomophagy]. Consommation d'Insectes.

    Entomophile

    adj. (Du gr. entomon insecte et philos ami). [Entomophilous]. Se dit des plantes dont le mode de fécondation est dû au transport du pollen par les insectes, par analogie aux anémophiles, dont la fécondation est due au transport du pollen par le vent (ex. le noisetier). Les plantes entomophiles sont souvent des plantes herbacées qui sécrétent un nectar, ou qui exsudent un parfum, ou qui arborent une certaine couleur, ce qui conduit les insectes à les visiter.
    Voir aussi Pollinisation.

    Entomophilie

    n. f. Mode de pollinisation par les Insectes des plantes entomophiles. Voir aussi Zoïdophilie.

    Entomophthore

    (Entomophthora) n. m. Genre de champignons de la Famille des Entomophthorés, dont certaines espèces dites entomogènes se développent sur la larve de la « piéride du chou », Pieris brassicae.

    Entomophyte

    adj. (Du gr. entomon insecte et phuton plante). [Entomophytous]. A propos des plantes parasites, qui croissent sur le corps des insectes. Il s'agira souvent de champignons.
    Voir aussi Entomogène.

    Entomoplastique

    n. m.   (Du gr. entomon insecte et plastikos malléable, qui sert à modeler). [Entomoplastic]. Matériau tiré des imagos du Ténébrion meunier, Tenebrio molitor (Coléoptère Ténébrionidé) utilisé actuellement pour fabriquer de petites lampes et des bijoux.  Aux Pays-Bas, les larves de ce ténébrion, les vers de farine, sont élevées dans l'industrie des aliments pour animaux de compagnie. Les élytres des imagos sont récupérés pour être broyés. Après désacétylation, la chitine devient du chitosane, plus liant et translucide. Les élytres, pressés à chaud par lots de 5 000, se collent en un carré de 10 cm de côté. Le tonnage de cette ressource perdue atteint 30 kg par semaine. Le plastique ainsi obtenu, imperméable et biodégradable s'appelle coleoptera et pourrait remplacer les plastiques classiques tirés du pétrole, qui encombrent et polluent.

    Entomoscelis

    n. m. Genre d'Insectes Coléoptères Chrysomèlidés, ravageur des cultures. Ex. La chrysomèle du navet, Entomoscelis americana.

    Entomostracés

    n. m. pl.   Classe ou Sous-classe de Crustacés, dont les individus sont d'une taille généralement petite, et sont dits Crustacés inférieurs par rapport aux Malacostracés, plus grands dits Crustacés supérieurs. Ce sont de petits Arthropodes marins ou dulçaquicoles, comprenant ceux dont l'organisation est la plus simple. Ils n'ont pas vraiment de caractères communs, si ce n'est en général un même type de larve, le nauplius. Les Entomostracés regroupent les Ostracodes, Copépodes, Cirripèdes, Branchiopodes, qui sont aujourd'hui autant de Sous-classes distinctes.

    Entomosymbiote

    ou Entomosymbionte adj. (Du gr. entomon insecte et sumbioûn vivre ensemble). [Entomosymbiont]. Qui vit en symbiose avec un Insecte. Ex. Bactéries du tube digestif des Termites. Voir aussi Endosymbiote et Symbiose.

    Entomotoxicologie

    n. f. (Du gr. entomon insecte, toxikon poison et logos discours, science). Etude des substances toxiques contenues dans les tissus entomologiques. Cette science consiste à détecter les substances contenues dans les cadavres dont se sont nourris les insectes nécrophages. Elle est pratiquée dans le domaine dit de l'entomologie légale qui s'appelle également entomologie criminelle ou forensique. Cette discipline permet par exemple de confirmer un suicide par prise de barbiturique ou d'insecticide ou la présence d'autres drogues lorsque le corps est dans un état de décomposition trop avancé. L'entomologie criminelle permet également de préciser l'intervalle post-mortem et donc la date du décès en se basant sur la biologie des stades de développement des insectes nécrophages. D'autres insectes sont attirés en fonction du degré de décomposition d'un cadavre. Ainsi par exemple, les mouches du genre Scholastes sont appelées « Signal flies » par les anglo-saxons car elles sont attirées par les cadavres frais.

    Entomozoaires

    n. m. pl. (Du gr. entomon insecte et zôon animal). Groupe d'animaux, dans lequel on classait autrefois les Insectes et les vers.

    Entoparasite

    n. m.  (Du gr. endon en dedans, para à coté de et sitos nourriture). Syn. d'endoparasite. Voir Endoparasite.

    Entophage

    adj. et n. m. Syn. d'Endophage. Voir Endophage.

    Entotrophe

    adj.  (Du gr. endon en dedans et trophê nourriture).

    1. Synonyme d'entognathe. Caractérise les Hexapodes dont les pièces buccales sont cachées (Ex. Diploures, Protoures et Collemboles). Contr. Ectotrophe. Syn. Entognathe.

    2. Qui vit à l'intérieur de sa nourriture.

    Entotrophes

    n. m. pl.  [Entotrophi]. Ancien Super-ordre et Sous-classe d'Hexapodes, sans ailes (aptérygotes), ni métamorphoses (amétaboles), comprenant les Collemboles, les Diploures et les Protoures. Syn. Entognathes. Voir Entognathes.

    Entretien des collections d'insectes

    L'entretien des collections consiste principalement à protéger les spécimens collectionnés de l'attaque de destructeurs des colonies, en général des insectes Coléoptères Dermestidés, Ptinidés, Anobiidés ou des Psocoptères. Ces derniers sont effectivement des détritiphages qui peuvent se nourrir de cuirs, peaux, fourrures, laines, plumes et poils (nécrophages). Un destructeur connu est celui que l'on appelle d'ailleurs communément l'« Anthrène des musées », Anthrenus museorum un Coléoptère Dermestidé clavicorne. La mise en place de fioles de Sauvignet remplies de créosote de hêtre permettra d'éviter ces destructeurs. Ce produit présente aussi l'avantage de protéger la collection des moisissures. L'essence de Mirbane (ou nitrobenzène) et la naphtaline (ou Camphre de goudron) permettent aussi d'éviter les moisissures et les destructeurs de collections.  L'entretien d'une collection d'insectes consiste aussi à la protéger de la lumière et de l'humidité. Le mieux étant de les stocker dans une salle climatisée à l'abri de la lumière.
    Voir aussi Nettoyage des insectes.

    Envahissement

    n. m. [Encroachment]. Syn. d'invasion. Voir Invasion.

    Enzyme

    n. f. (Du gr. enzymos levain). [Enzyme]. Protéine accélérant (catalysant) la vitesse des réactions chimiques. Il existe un grand nombre d'enzymes spécifiques qui jouent un rôle important dans les processus physiologiques que sont la digestion, la conduction nerveuse (ex. Cholinestérase), ou la synthèse d'hormones, etc. Ce sont le plus souvent des protéines. Chez les Insectes on les trouve notamment stockées dans les adipocytes. Quand elles ont un rôle digestif, ces enzymes fonctionnent en général à un pH de 6-7 (sauf chez quelques phyllophages où il atteint 9-12). Concernant le processus de digestion chez les insectes, on trouve diverses enzymes digestives, telles que les cellulases (chez les Coléoptères Cérambycidés et Anobiidés) qui permettent de digérer la cellulose ou les hémicellulases (chez les Coléoptères Scolytidés) pour digérer l'hémicellulose (composant du bois au même titre que la cellulose). Mais il pourra s'agir aussi le plus souvent d'amylases (hydrolyse des polysaccharides), d'invertases (hydrolyse des saccharoses) ou de maltases (hydrolyse du maltose et des dextrines en glucose). Plus rarement on trouve des enzymes protéolytiques (hydrolyse des protéines) comme chez certains Hémiptères prédateurs ou larves de Diptères carnassières. Il existe aussi des enzymes très spécifiques, qui seront utilisées pour la digestion d'aliments particuliers (ex. chez la chenille de Galleria melonella pour la digestion de la cire d'abeille, chez les insectes mallophages pour la digestion de la kératine).
    Voir aussi Adipocyte Cholinestérase Digestion et Glande salivaire.

    Eoichneumonidés

    (Eoichneumonidae) Jell & Duncan, 1986 n. m. pl. Famille d'Insectes Hyménoptères Parasites (Térébrants) Apocrites Ichneumonoïdes. Il s'agit d'une famille éteinte au même titre que celle des Praeichneumonidés. Ils se caractérisent tout comme ces derniers par des antennes présentant plus de 13 flagellomères, un espace costal étroit sur les ailes antérieures, un ovipositeur externe.

    Eoméropidés

    (Eomeropidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Mécoptères (Mouches-scorpions). Cette famille n'est représentée que par une seule espèce, celle des Notiothauma reedi. On les trouve au Chili.

    Eosentomates

    (Eosentomata) n. m. pl. (De Éos, déesse de l'aube, du gr. entomon insecte et du lat. –atus caractérisé par). Sous-ordre d'Arthropodes Protoures regroupant selon Fauna Europaea et NCBI, les deux Familles suivantes : Antelientomidae, Eosentomidae. Syn. Eosentomoïdes.

    Eosentomidés

     (Eosentomidae) n. m. pl. Famille de Protoures à la tête conique et au corps allongé, comptant 90 espèces aux couleurs pâles. A la différence des Acérentomidés, ils sont munis de stigmates. On les rencontre en général dans la litière, la mousse, l'humus et le bois pourri. Ils sont cosmopolites.

    Eosentomoïdes

    (Eosentomoidea) n. m. pl. Sous-ordre de Protoures regroupant la famille des Eosentomidés qui en est le type et la famille des Antélientomidés (selon SITI).

    Epallaginidés

    (Epallaginidae) n. m. pl. Syn. d'Euphaeidés. Voir Euphaeidés.

    Epandrium

    n. m. (Du gr. epi sur et anêr, andros mâle). [Epandrium(ia)]. Chez les Insectes, neuvième tergite abdominal des mâles qui porte l'appareil génital.
    Voir aussi Appareil reproducteur.

    Épaulette

    n. f. [Tegula]. Chez les Diptères Brachycères, tégula distincte présente dans la zone axillaire à la base de la nervure Costale (C) de l'aile. L'épaulette est un sclérite en forme d'écaille, le plus proximal, la basicosta étant distale. Ex. Chez les Calliphoridés ou les Sarcophagidés.
    Voir aussi BrachycèresTégula et Basicosta.

    Éperméniidés

     (Epermeniidae) n. m. pl. [Fringe-tufted moths, Epermeniid moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, type de la Super-famille des Epermenioïdes. Cette famille compte 14 genres. Ce sont de petits insectes dont l'envergure des ailes mesure entre 7 et 20 mm. La tête ne porte ni ocelles, ni chaetosomes. Leurs ailes sont étroites. Ils portent des touffes de soie sur la marge intérieure des ailes postérieures. Les pattes portent des soies verticilées, ce qui permet des les distinguer des Stathmopodinae (Oecophoridae), avec lesquel on peut facilement les confondre. Ces derniers n'ont effectivement pas de soies verticilées aux pattes antérieures et médianes. Ces insectes nocturnes sont cosmopolites.

    Épermenioïdes

    (Epermenioidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, représentée par la seule Famille des Epermeniidés qui en est le type.

    Éperon

    n. m. [Spur(s)]. Appendice, généralement mobile, en forme de pointe allongée (spiniforme) se trouvant sur les pattes des Insectes. On parle par exemple d'éperon apical du tibia ou plus simplement d'éperon tibial. Chez les Insectes, on en trouve dans à peu près tous les Ordres. Ex. Diptères (Mycétophilidés), Hémiptères Fulgoromorphes (Delphacidés), Hyménoptères (Formicidés, Mégaspilidés, Ptéromalidés), Lépidoptères (Hépialidés, Ptérophoridés, Eriocraniidés), Orthoptères (Euschmidtiidés), etc. Ils sont souvent utilisés comme organe de nettoyage. Chez les Arachnides, cette excroissance en forme de crochet ou de petite fourche se trouve sur la face intérieure du tibia de la première paire de pattes chez certains mâles, jouant un rôle lors de l'accouplement.
    Voir aussi Formule des épines tibiales, Épine, Épiphyse, Nettoyage du corps et des antennes, Strigile et Peigne

    Éperon tibial

    Forte épine située sur le tibia, généralement à son apex.
    Voir aussi Eperon et Formule des épines tibiales.

    Éperons costaux

    Syn. de spinules costales. Voir Spinules costales.

    Éphémère

    adj. [Ephemeral]. Qui ne vit qu'un jour. Insecte éphémère.

    Éphémère

    (Ephemera) n. m.  (Du gr. epi sur et hêmera jour). Nom vernaculaire et Genre d'Insectes Ephéméroptères qui ne vivent à l'état adulte qu'un ou deux jours. La larve aquatique vit par contre plusieurs années dans des terriers creusés dans la vase des ruisseaux. Les éphémères se reconnaissent à leurs trois longs filaments (cerques) prolongeant l'abdomen. Ils sont appelés également communément « Mouches de Mai » ou « Mannes ». Le type est l'éphémère commun, Ephemera vulgata. Autre ex. L'éphémère à ailes bleues, Ephemerella ignita.

    Éphémère à tête plate

    [Flatheaded Mayflies]. Syn. d'Heptagéniidés. Voir Heptagéniidés.

    Éphémérellidés

    (Ephemerellidae) n. m. pl. [Spiny Crawler Mayflies]. Famille d'Insectes Ephéméroptères Pannotes Ephémérelloïdes, de taille moyenne. On en connait près de 170 représentants. Ces éphémères de couleur terne ou foncée mesurent entre 0,6 et 1,4 cm. Ils possèdent de courtes nervures intercalaires isolées sur la marge extérieure des ailes antérieures et montrent un angle prononcé sur la marge antérieure des ailes postérieures. Ils présentent trois cerques abdominaux. Les femelles pondent leurs œufs en un seul bloc. Ce dernier se délitera par la suite à la surface de l'eau. Leurs larves aquatiques au corps souvent plat sont détritivores. Elles sont de différentes formes mais souvent robustes avec des tubercules ou des épines. Leurs branchies toujours dorsales ne sont jamais portées par le second segment abdominal. Elles ont toujours 3 cerques. On y trouve entre autres les Genres suivants : Ephemerella Serratella et Torleya. Ils sont cosmopolites.

    Éphémérelloïdes

    (Ephemerelloidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Ephéméroptères Pannotes regroupant les Familles suivantes : Austremerellidae Ephemerellidae Leptohyphidae Machadorythidae Melanemerellidae Teloganellidae Teloganodidae Tricorythidae.

    Éphémèrides

    (Ephemerida) Leach, 1817 n. m. pl. Syn. d'Ephéméroptères. Voir Éphéméroptères.

    Éphémèridés

    (Ephemeridae) n. m. pl. [Common Burrower Mayflies]. Famille d'Insectes Ephéméroptères Schistonotes Ephéméroïdes, dont le type est l'éphémère. On en connait près de 150 représentants. Cette Famille comprend des éphémères de grande taille (10 à 25 mm). Leurs ailes sont transparentes parfois tachetées de brun avec des nervures marquées. Les ailes antérieures sont grandes et triangulaires alors que les postérieures sont plus petites. Leurs ailes sont transparentes comportant des marques (taches ou nervures transversales pigmentées) et cela contrairement aux Heptagéniidés qui n'en ont pas. Sur l'aile antérieure il n'existe qu'une nervure A1 attachée à la marge postérieure par 2 ou plusieurs nervules. On trouve des marbrures sur leur abdomen. Ils ont de longs appendices caudaux composés d'un filament central et deux cerques plus longs que le corps. La femelle lâche ses œufs dans l'eau. Leurs larves aquatiques aux pattes fouisseuses ont des mandibules à pointe très longues avec lesquelles elles consomment la matière organique tirée de la vase. Leurs antennes montrent de longues soies verticilées. Elles possèdent de longues branchies abdominales à l'aspect plumeux. Cette Famille ne compte qu'un seul genre, celui des Ephemera. Ex. Ephemera vulgata. Ils sont cosmopolites mais ils ne sont toutefois pas représentés en Australie.

    Éphéméroïdes

    (Ephemeroidea) n. m. pl. (D'éphémère et du gr. eidos aspect). Super-famille d'Insectes Ephéméroptères Schistonotes (ou Furcatergalia Scapphodonta selon SITI et NCBI) regroupant les Familles suivantes : Behningiidae Ephemeridae Euthyplociidae Palingeniidae Polymitarcyidae Potamanthidae. Ces insectes se caractérisent par le fait que leur cycle de vie soit de deux ans alors que chez les Siplonuroïdes, le cycle est annuel.

    Éphéméroptères

    (Ephemeroptera) Hyatt & Arms, 1891 n. m. pl. (Du gr. epi sur, hêmera jour et pteron aile). [Mayflies]. Ordre d'Insectes Ptérygotes, regroupant 42 Familles de 400 genres et 3.100 espèces. Ils constituent un groupe ancien qui existait déjà au Carbonifère, il y a 290 Millions d'années. Ces premiers Ephéméroptères possédaient 3 paires d'ailes [David, 2005]. Ce sont les plus anciens insectes ailés qui survivent encore aujourd'hui, mais ce sont aussi les plus primitifs des tous les insectes ailés car leurs ailes ne s'articulent pas complètement avec le thorax et ne peuvent de ce fait se positionner longitudinalement au-dessus de l'abdomen (tout comme les Odonates qui sont aussi des Paléoptères). Ils mesurent de 3 à 40 mm (sans les cerques). Les adultes ont un corps à tégument mou et glabre. La tête porte des pièces buccales atrophiées. Ils ne s'alimentent pas et sont d'ailleurs dépourvus de tube digestif, ce qui explique qu'ils aient une durée de vie extrêmement brève (d'où leur nom d'éphémères). Ils ne font que s'accoupler autour de l'eau douce où on les voit surtout en fin d'après midi. Leurs antennes filiformes sont courtes et biarticulées, prolongées par une soie fine. Leurs ailes sont maintenues perpendiculaires au corps ou rabaissées. Ces ailes sont finement et richement nervurées et rigides, parfois jaunâtres ou brunâtres, tendues. Les ailes postérieures sont beaucoup plus réduites que les antérieures notamment chez les mâles. Certaines espèces n'ont qu'une paire d'ailes (Ex. Chez Cleon dipteron et celles du Genre Caenis). Les mâles ont les pattes antérieures plus longues que celles des femelles, et présentent des forceps (les gonopodes) à l'extrémité de leur abdomen. Leur abdomen long et grêle est terminé par deux longs cerques pluriarticulés et un fouet terminal entre ceux-ci (appelé cercoïde central chez les larves). Ils ont des organes génitaux doubles. Au moment de l'accouplement, les deux pénis du mâle pénètrent les deux orifices génitaux de la femelle. Chez certaines espèces des cas de parthénogenèse ont toutefois été recensés et chez d'autres, on ne connait pas de mâles. Cas unique, ce sont les seuls insectes hémimétaboles et prométaboles. On trouve effectivement deux stades ailés succédant à la vie larvaire aquatique. On distingue à leur propos, le subimago de l'adulte à cause de leurs deux stades ailés. Le subimago, précède de quelques heures la dernière mue qui les transforme en adulte dit parfait et sexué, ou imago. Les larves appelées naïades ou quelquefois pataches, végétariennes, ont une vie aquatique de plusieurs mois, qui peut durer jusqu'à trois ans. Au cours de leur croissance, elles subiront entre 12 et 20 mues. Elles ont des pièces buccales broyeuses. Leur respiration a lieu par l'intermédiaire de branchies trachéennes sur les côtes de l'abdomen. Elles ressemblent aux larves de perles, mais s'en distinguent par la présence de trois cerques abdominaux, au lieu de deux chez les perles. Ce sont de bons bio-indicateurs de la qualité des eaux car leurs larves aiment des eaux claires et riches en oxygène, ce qui explique également leur forte régression. Autrefois, ils se manifestaient en grands essaims, mais de nos jours, la pollution des eaux est à l'origine de leur raréfaction. Ils sont aussi sensibles à la pollution lumineuse. Larves et imagos prennent une part importante dans l'écosystème en tant que source de nourriture pour beaucoup d'autres animaux (poissons, oiseaux, chauves-souris). Ils sont répandus dans toutes les régions du monde excepté l'Antarctique. Les spécimens sont conservés dans de l'alcool. Autrefois, on y trouvait deux Sous-ordres, celui des Schistonotes (Schistonota) et celui des Pannotes (Pannota). Pour SITI et NCBI, il existe quatre Sous-ordres : Carapacea, Furcatergalia, Pisciforma et Setisura. D'autres systèmes de classification ont été proposés notamment par McCafferty et Edmunds en 1979, puis par McCafferty seul mais aussi par Kluge en 1988. Syn. Ephémérides (Ephemerida) (selon Tree of life).
    Voir aussi CarapaceaFurcatergalies, ​​​​​​​Larve fouisseuse, nageuse, rampante ou plate, Hémimétabole, Naïade, PaléoptèresPisciformesPrométabole et Setisures.

    Ephestia

    n. m. Genre d'Insectes Lépidoptères Pyralidés de couleur grise. Ex. la « pyrale de la farine », Ephestia kuehniella. La chenille de cette petite pyrale est une mite alimentaire qui ravage les farines en sac ou dévore les fruits secs.

    Éphialtes

    n. m. (Du gr. ephialtês cauchemar). Genre d'Insectes Hyménoptères Ichneumonidés de couleur noire. Ils possèdent une très longue tarière qui leur permet de pondre leurs oeufs à travers l'écorce des arbres, directement dans le corps des xylophages, notamment de la saperde du peuplier (Coléoptère Cérambycidé). Ex. Ephialtes manifestator.

    Éphippigère

    (Ephippiger) Berthold, 1827 n. m. (Du gr. ephippia selle et du lat. gerere porter). Genre d'Insectes Orthoptères Ensifères, de la Famille des Tettigoniidés, et de la Sous-famille des Ephippigerinés. Les éphippigères sont des sauterelles dont le nom commun de « porte-selle » provient du fait que leur pronotum ressemble à une selle de cheval posé juste après leur tête. Ce pronotum vu de profil est nettement anguleux. Ce caractère n'est cependant pas exclusif du genre et peut se retrouver chez quelques espèces d'autres Sous-familles. Les ailes membraneuses sont absentes ou tout du moins en ce qui concerne les ailes antérieures, réduites à des moignons cachés sous le pronotum. Pour produire un chant, les ailes se soulèvent et frappent le pronotum qui fonctionne alors comme caisse de résonance. Les deux sexes peuvent striduler ainsi, mais la stridulation est plus rare chez la femelle. La taille de ces insectes varie de 2 à 5 cm. La ponte a toujours lieu en terre. Leur régime alimentaire est herbivore et carnivore. Ex. « L'Ephippigère des vignes » ou « Porte-selle », Ephippiger ephippiger ; L'Ephippigère terrestre, Ephippiger terrestris. L'éphippigère provençale, Ephippiger provincialis.

    Éphydridés

    (Ephydridae) n. m. pl. [Shore flies, Brine flies]. Famille d'Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Ephydroïdes. On en connait près de 1.700 espèces. Ce sont de petites mouches en général grises ou brunes. Elles peuvent être cependant quelquefois colorées avec des lignes bien contrastées sur le thorax et sur la tête. Leur face est généralement très bombée. Leur cavité buccale est arrondie. Ils n'ont pas de vibrisses. Chez quelques espèces, les yeux présentent des motifs vifs sur fond clair. Les ocelles sont présents. Leurs aristas (longue soie du dernier article antennaire) sont nues, pubescentes ou plumeuses. Quand elles sont plumeuses, les cils sont placés dans la partie supérieure du fuseau. Leurs soies postocellaires, quand elles sont présentes, sont divergentes. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture ptilinale sur la tête. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est incomplète, effacée vers l'apex. Elle ne rejoint pas la nervure Costale (C). Cette dernière a cependant une fracture sous-costale et une fracture humérale. Leurs pattes sont fines. Ils sont charognards ou prédateurs. On peut les voir voler en essaim au-dessus des marais salants. Certains peuvent même marcher sur l'eau. Les larves, généralement prédatrices, sont recouvertes de petites soies et éffilées vers l'arrière. Elles sont aquatiques ou semi-aquatiques alors que les adultes sont ripicoles (vivent sur les rives ou les berges des cours d'eau). Certaines larves peuvent vivre dans des sources chaudes pouvant atteindre 55 voir 65°. Cette famille comprend la mouche du pétrole, Helaeomyia petrolei dont les larves vivent dans les mares d'hydrocarbures afin de s'y nourrir des insectes qui s'y retrouvent piégés. Ils sont cosmopolites.

    Éphydroïdes

    (Ephydroidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères regroupant les Familles des Camillidés, des Campichoetidés, des Cryptochétidés, des Curtonotidés, des Diastatidés, des Drosophilidés et des Ephydridés.

    Épicaute

    (Epicauta) n. m. Genre d'Insectes Coléoptères Méloïdés, dont la larve se rend utile en dévorant les œufs de divers criquets nuisibles, mais dont l'adulte nuit aux plantes cultivées lorsqu'il éclot en trop grand nombre. Ex. le méloé rayé, Epicauta vittata.

    Épichorion

    n. m. (Du gr. epi sur et khorion membrane). [Epichorion]. Revêtement de nature varié sécrété lors de la ponte qui s'ajoute au chorion de l'œuf afin d'en augmenter la protection. Il peut s'agir d'une substance glaireuse que l'on trouve dans les pontes d'Insectes aquatiques ou d'une substance spumeuse des pontes de mantes et de criquets (oothèques).
    Voir aussi Chorion

    Epicnemium

     (Du gr. epi sur et knemis tibia). [Epicnemium]. Chez les Hyménoptères, partie antérieure creuse du mésopleure dans laquelle vient se loger les hanches antérieures au repos. Pl. Epicnemia.

    Épicopéiidés

    (Epicopeiidae) n. m. pl. [Oriental swallowtail moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères, Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens. On en connait 25 espèces réparties dans 9 genres. Ils sont assez colorés et volent de jour. Leur tête porte des écailles rugueuses dorsalement alors que la face montre un front plutôt lisse avec de grands yeux. L'haustellum est nu. Les petits palpes labiaux montrent un second article long et un segment apical réduit. Les palpes maxillaires sont minuscules. L'envergure de leurs ailes mesure entre 36 et 126 mm. Leurs chenilles folivores produisent des sécrétions cireuses qui sont intégrées au cocon mais aussi à la chrysalide. Elles se chrysalident dans le sol ou dans la litière des feuilles. On les trouve en Asie (Himalaya, Corée, Japon).

    Épicrâne

    n. m. (Du gr. epi sur et kranion crâne). [Epicranium]. Partie supérieure de la capsule céphalique s'étendant du front jusqu'au cou. L'épicrâne englobe le front, le vertex et les joues (genae). Chez les larves de Lépidoptères, on peut parler de lobe épicranial.
    Voir aussi Suture épicranienne.

    Épicuticule

    n. f.  (Du gr. epi sur et du lat. cuticula petite peau). [Epicuticle(s)]. Un des éléments le plus externe de la cuticule constituée de plusieurs couches incluant une couche de cément, une couche de cire et une couche de cuticuline composant l'épicuticule au sens strict. L'épicuticule est chimiquement constituée de protéines tannées appelées cuticuline. La couche de cément et la couche de cire sont qualifiées de couches postexuviales, par opposition à la couche de cuticuline, car elles ne sont secrétées qu'après la mue. On a cependant également décelé dans la composition de l'épicuticule des corps gras, du soufre, de la cholestérine, etc. L'épicuticule est cependant toujours dépourvue de chitine. Mesurant de 2 µm à 3 µm, l'épicuticule est la barrière qui permet d'éviter la dessiccation (perte en eau).  Si elle est altérée par du chloroforme ou des détergents l'insecte meurt par déshydratation. Elle apporte donc son imperméabilité à la cuticule. L'épicuticule a également pour fonction de protèger les insectes des micro-organismes et de  déterminer la couleur des Insectes (mais pas uniquement). La procuticule forme avec l'épicuticule, la cuticule. L'épicuticule est donc située juste au-dessus de l'exocuticule. Elle est inextensible mais présente des plissures aux articulations afin de permettre les mouvements. Si l'épicuticule est toujours présente au même titre que la couche de cellules épithéliales (épiderme), exocuticule et endocutile peuvent être réduits ou absents chez certains insectes.
    Voir aussi Cément, Couche de cire, Couche de cuticuline, Cuticule, Pigmentation, Protéines et Procuticule.

    Épidéictique

    ou Épidictique adj. (Du gr. epideiktikos qui sert à montrer). [Epideictic]. Qui sert à montrer. Ex. Phéromone épidéictique déposée lors de la ponte d'un œuf afin que les autres femelles ne pondent pas au même endroit. Ces phéromones sont utilisées en lutte biologique. Voir Anti-oviposition.

    Épidémie

    n. f. (Du gr. epi sur et demos peuple). [Epidemic]. Augmentation inhabituelle du nombre d'individus simultanément malades sur un territoire donné et soumis à des influences identiques. Chez les animaux on parle d'épizootie. 

    Épidémiologie

    n. f. (Du gr. epi sur, demos peuple et logos science). [Epidemiology]. Etude de l'éclosion et des facteurs responsables de l'extension des épidémies. C'est donc une science dont le but est de préserver ou d'améliorer la santé publique.

    Épiderme

    n. m. (Du gr. epi sur et derma peau). [Epidermis(mes)]. Couche monostratifiée de cellules polyploïdes placée sous la cuticule et formant avec cette dernière ainsi qu'avec la membrane basale sur laquelle il repose, le tégument des Insectes. Appelé aussi épithélium ou même hypoderme, l'épiderme se forme à partir de l'ectoderme l'un des trois feuillets embryonnaires issus de la gastrulation. Chez les Invertébrés, les épithéliums sont simples (ou monostratifiés) car ils ne possèdent qu'une couche de cellules polyploïdes. L'épiderme fabrique la cuticule. Percé de pores, il permet le passage des plus grosses protéines venant de l'hémolymphe. L'épiderme est formé de cellules épidermiques (ou cellules épithéliales) mais aussi de glandes épidermiques et aussi d'un autre type de cellules, les oenocytes. Les cellules constituant l'épiderme sont à l'origine des canalicules (petits canaux reliés à des pores) qui parcourent l'endocuticule et l'exocuticule. Les cellules glandulaires (à l'origine de sécrétions) sont quant à elles, à l'origine des soies ou des écailles du corps des Insectes. On retrouve effectivement dans l'épiderme des cellules thécogènes, trichogènes et tormogènes à l'origine des structures à rôle sensoriel. Les oenocytes sont à l'origine de la production peu de temps après la mue de la couche de cire qui recouvre la cuticule des Insectes. Syn. Hypoderme, Epithélium.
    Voir aussi Cellules accessoires ou auxiliaires, Cellules épithéliales, Glande épidermique, Cuticule et Œnocyte.

    Épigé, -e, -s

    adj. (Du gr. epi sur et gaia terre). [Epigeal]. Qui vit à la surface du sol.

    Épigenèse

    n. f. (Du gr. epi sur et genesis naissance, origine). [Epigenesis]. Théorie selon laquelle le développement de l'embryon dans l'œuf se forme progressivement par différenciation progressive des tissus, créant ainsi des organes nouveaux qui n'existaient pas primitivement. Il y a différenciation des nouveaux tissus en fonction des tissus déjà environnants. On distingue ainsi l'épigenèse de la préformation qui implique le développement de rudiments existant antérieurement.
    Voir aussi Blastogenèse et Préformation.

    Épilampridés

    (Epilampridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Dictyoptères du Sous-ordre des Blattodés. Ils sont de taille grande ou moyenne. Leurs antennes sont glabres. Leurs pattes sont robustes et les dessous des fémurs de leurs pattes sont armés d'épines.

    Épimarptidés

    (Epimarptidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes.

    Épimère

    n. m. (Du gr. epi sur et meros partie). [Epimeron(ra)].

    1. Partie postérieure de chaque pleure thoracique. La partie antérieure étant l'épisterne. L'épimère est situé juste derrière la « suture » pleurale qui est en fait un sillon permettant d'individualiser l'épisterne de l'épimère. Suivant le segment thoracique, ce nom peut être précédé des préfixes pro- més- ou mét-. Chez les Insectes Ptérygotes, la suture pleurale joint l'articulation dorsale de la hanche (coxa) à la base de l'aile. Suture correspondante à la présence du condyle pleurocoxal.
    Voir aussi Condyle, Épisterne, Furca 2, MéronPleure, Pleurite et Suture pleurale.

    2. Selon Snodgrass, processus dorsal de la phallobase.

    Épimérite

    Épimétabole

    adj. (Du gr. epi sur et metabolê changement). [Ametabolous]. Se dit des Insectes qui ont un développement direct, sans métamorphoses. Il n'y a jamais de larves, uniquement des jeunes qui ressemblent aux adultes. Ex. Les Collemboles. Syn. Amétabole. Voir Amétabole.

    Épimetopidés

    (Epimetopidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Hydrophiloïdes.

    Épimorphe

    adj. (Du gr. epi sur et morphê forme). [Epimorphic]. Qualifie le développement d'un insecte dont la segmentation du corps est définitive dès les premiers stades du développement embryonnaire. A l'âge adulte et successivement aux mues, le nombre de segments du corps ne variera pas. Un développement anamorphe au contraire qualifie un développement où il y aura acquisition de nouveaux segments après chaque mue (Ex. Chez les Crustacés). Contr. Anamorphe.
    Voir aussi Anamorphe et Protomorphe.

    Épine

    n. f. (Du lat. spina épine). [Spine(s)]. Expansion pointue de la cuticule située sur un appendice servant typiquement comme structure défensive. Il peut cependant arriver que les épines servent à la préhension. C'est ainsi le cas en ce qui concerne les pattes ravisseuses des Mantes religieuses dont la « pince » formée par le fémur et le tibia est couverte d'épines (trois rangées d'épines accompagnées de trois autres longues épines médianes discoïdales sur le fémur et deux rangées d'épines accompagnées d'une longue épine terminale sur le tibia). Les épines sont des phanères fixes et ne sont donc pas articulées à leur insertion ni séparées de l'appendice par une zone membraneuse.
    Voir aussi Acanthus, Cténidie, Éperon,Épiphyse, Pattes ravisseuses, Spicule et Spinule.

    Épine vulvaire

    [Valvular process]. Chez les Odonates pièce de l'ovipositeur située entre les 8ème et 9ème segments abdominaux, sur sa face ventrale.

    Épinotum

    n. m. (Du gr. epi sur et notum dos). [Epinotum]. Chez les Hyménoptères, syn. de propodeum. Voir Propodeum.

    Épiophlebiidés

     (Epiophlebiidae) Tillyard, 1917 n. m. pl. Famille d'Insectes Odonates Anisozygoptères que l'on trouve au Japon et en Himalaya. C'est d'ailleurs la seule Famille représentant le Sous-ordre des Anisozygoptères. Ex. Epiophlebia superstes.

    Épiophlebioptères

    (Epiophlebioptera) n. m. pl. Infra-Ordre d'Insectes Odonates Epiproctophores.  Ils constituent avec les anisoptères l'un des 2 infra-ordres actuels des épiproctophores. Ils ne sont réprésentés que par la seule famille des Épiophlebiidés.

    Epiopticum

    n. m. (Du gr. epi- sur et optikos qui concerne la vue). [Epiopticon]. Deuxième masse ganglionnaire des lobes optiques du protocérébron. La troisième masse ganglionnaire, la plus externe, étant le périopticum. La masse la plus proximale des lobes optiques étant l'opticum (ou médulla interne). Syn. Médulla externe.
    Voir aussi Protocérébron.

    Épipharyngien, ienne

    adj. (Du gr. epi sur et pharugx pharuggos gorge). [Epipharyngeal]. A propos d'une structure ou d'une fonction en relation avec l'épipharynx.

    Épipharynx

    n. m. (Du gr. epi sur et pharugx pharuggos gorge). [Epipharynx(ynges)]. Face ventrale du labre (lèvre supérieure). Chez la plupart des insectes cette partie de la bouche correspondant à notre palais, forme un pli médian plus ou moins chitinisé, généralement pourvue d'organes gustatifs. Chez les insectes aux pièces buccales de type broyeurs, ce n'est généralement qu'un petit lobe membraneux. Il est cependant fortement développé chez les Poux (Phthiraptères), où il est utilisé pour aspirer le sang. Chez les larves de certains Coléoptères (ex. Dytiques), on retrouve se dispositif typique des pièces-bucales piqueur-suceur. L'épipharynx est aussi développé chez les Hétéroptères, où il forme le toit de la pompe aspirante. L'épipharynx est alors essentiellement liée au pharynx dont il constitue le palais. Chez les Diptères vulnérants (glossines, taons, moustiques), l'épipharynx, uni avec le labre, est développé. Ainsi, chez les Diptères Nématocères Culicidés, l'épipharynx désigne une pièce qui semble remplacer le labre. On l'appelle d'ailleurs souvent pour cela, labre-épipharynx. Cette pièce très allongée, transformée en stylet, constitue alors la paroi interne de ce dernier. La paroi externe étant constituée par le labium, et l'hypopharynx se situant au milieu de ces parois.
    Voir aussi Glossarium Hypopharynx Labre Pharynx et Pièces buccales de type piqueur-suceur.

    Épiphyse

    n. f. (Du gr. epi sur et physis croissance). [Epiphysis]. Saillie en forme d'épine sur les fémurs et les tibias des Insectes. Chez les Lépidoptères, l'épiphyse est un organe de nettoyage de l'antenne, situé sur le tibia antérieur.
    Voir aussi Calcar, Éperon, Épine, Nettoyage du corps et des antennes et Peigne.

    Épipleminés

    (Epipleminae) n. m. pl. Sous-famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Géométroïdes Uraniidés. On en connait près de 600 espèces. Ils sont tropicaux et subtropicaux. Au repos, les ailes antérieures sont perpendiculaires au corps et repliées en éventail, alors que les ailes postérieures sont disposées le long de l'abdomen. Certains considèrent qu'il s'agit d'une Famille.

    Épipleure

    n. m. (Du gr. epi sur et pleuron flanc, coté). [Epipleuron].

    1. Chez les Coléoptères, bord externe infléchi de l'élytre, pouvant cacher les pleures (pièces latérales d'un segment du corps).

    2. Parties infléchies du pronotum parfois nommées épipleures thoraciques. Voir aussi Hypomère et Pleure.

    Épipodite

    n. m. (Du gr. epi sur, pous, podos pied et du suffixe –ite, constituant). [Epipodite]. Chez les Crustacés, lobe externe du coxopodite, portant souvent des branchies. Syn. Excite. Voir aussi Exopodite.

    Épiprocte

    n. m. (Du gr. epi sur et prôktos anus). [Epiproct]. Sclérite dorsal du onzième segment abdominal (tergite ou tergum) des Insectes. L'épiprocte est souvent réduit ou fusionné avec le ou les tergites précédents. Les sclérites latéraux du segment XI sont appelés paraproctes. Chez les Orthoptères, l'épiprocte est de forme triangulaire et se situe au-dessus de l'anus. Chez les Thysanoures et certains Ephémères, il est long et forme le filament médian des trois « queues ». Chez les larves des Odonates, il est constitué chez les Zygoptères par une lamelle médiane des appendices anaux ou chez les Anisoptères par un appendice médian. Voir aussi Paraprocte Périprocte Pygidium et Telson.

    Épiproctophores

    (Epiproctophora) n. m. pl. (Du gr. epi sur, prôktos anus et phorêin porter). Sous-ordre d'Odonates crée par Günter Bechli regroupant les Anisozygoptères et les Anisoptères. Regroupement basé sur le fait que les larves d'Anisozygoptères et d'Anisoptères présentent toutes deux des épiproctes alors que les larves de Zygoptères (demoiselles) n'en ont pas (présence de lamelles caudales). Voir Appendice anaux et Lamelles caudales.

    Épipsocètes

    (Epipsocetae) n. m. pl. Infra-ordre d'Insectes Psocoptères Psocomorphes regroupant les Familles suivantes : Cladiopsocidae, Dolabellopsocidae, Epipsocidae, Neurostigmatidae, Ptiloneuridae. Tous les membres de cet Infra-ordre ont en commun : une fosse tentoriale antérieure séparée de la marge ventrale du crâne, un labre avec deux crêtes longitudinales sclérotisées, les nervures des ailes antérieures avec plus d'une rangée de soie, deux nervures anales aux ailes, les nervures des ailes postérieures avec deux rangées de soie, les valves 2 et 3 de leurs gonapophyses en partie fusionnées.

    Épipsocidés

    (Epipsocidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Psocoptères Psocomorphes Epipsocètes. On en connait près de 140 espèces. La tête est relativement longue à cause de leurs joues (genae). Comme tous les membres de l'Infra-ordre des Epipsocètes, ils ont un labre avec deux crêtes longitudinales sclérotisées. Leurs antennes sont composées de 13 articles. Ils ont des ocelles qui peuvent être regroupées sur un tubercule de la tête. La surface ventrale des ailes antérieures est soyeuse. Leurs tarses peuvent être dimères ou trimères. Leur griffe est munie d'une dent préapicale et ne présente pas de pulville. La seule espèce Européenne représentante de cette Famille est Bertkauia lucifuga.

    Épipygidés

    (Epipygidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Clypéorrhynches Cercopoïdes.

    Épipyropidés

    (Epipyropidae) n. m. pl. [Planthoppers parasite moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes. On en connait 30 espèces. Ils ressemblent aux Cyclotornidés Australiens. On les trouve aussi dans la région Indo-australienne. Leurs larves carnivores sont parasites d'Hémiptères Auchénorrhynches Fulgoridés en faisant avec la famille des Cyclotornidés, les seules familles de Lépidoptères aux larves carnassières.

    Épisactidés

    (Episactidae) n. m. pl.  Famille d'Insectes Orthoptères Caelifères Eumastacoïdes. Ils ont pour caractéristiques d'avoir des antennes courtes filiformes et la face de la tête aplatie ce qui donne l'impression qu'ils ont une tête trop grande par rapport au reste du corps. Ils ont aussi les hanches des pattes postérieures sauteuses tenues souvent à angle droit ou tout du moins de manière évasée avec le corps ce qui leur donne une allure originale (caractère commun aux Eumastacoïdes). Leurs tarses sont tous trimères. Ce sont des insectes diurnes. 

    Épisite

    n. m. (Du gr. epi sur et sitos nourriture). [Episite]. Insecte prédateur qui ne peut subsister qu'en s'attaquant et en consommant les tissus d'une succession de proies pour compléter son cycle de vie. Un parasitoïde, lui, ne s'attaque qu'à une seule proie. Syn. Prédateur.
    Voir aussi Parasitoïde Parasite et Prédateur.

    Épisterne

    n. m. (Du gr. epi sur et sternum). [Episternum(na)]. Partie antérieure de chaque pleure thoracique. La partie postérieure étant l'épimère. L'épisterne est situé juste en avant de la  « suture » pleurale qui est en fait un sillon permettant d'individualiser l'épisterne de l'épimère. Suivant le segment thoracique, ce nom peut être précédé des préfixes pro- més- ou mét-. Chez les Insectes Ptérygotes, la suture pleurale joint l'articulation dorsale de la hanche (coxa) à la base de l'aile. Suture correspondante à la présence du condyle pleurocoxal. Syn. Episternum ou Episternite.
    Voir aussi CondyleÉpimère, Furca 2 et Pleure, Pleurite et Suture pleurale.

    Épisternite

    n. m. (Du gr. epi sur et sternite). Syn. d'épisterne. Voir É​​​​​​​pisterne.

    Épisternum

    Épistome

    n. m. (Du gr. epi sur et stoma bouche). [Epistoma]. Région de la tête des insectes, située immédiatement au-dessus de la bouche. Syn. Clypeus

    Épithélium

    n. m. (Du gr. epi sur et thêlê mamelon). [Cuticular epithelium]. On parle aussi d'hypoderme. Syn Epiderme ou Hypoderme. Voir É​​​​​​​piderme.
    Voir aussi Cellules épithéliales.

    Épithélium folliculaire

    [Follicular epithelium]. Chaque ovocyte est entouré d'une couche de cellules folliculaires appelée épithélium folliculaire. L'ensemble formé par un ovocyte et l'épithélium folliculaire constitue un follicule ovarien.
    Voir aussi Cellules folliculaires Follicule ovarien Ovocyte.

    Épitoque

    adj. [Epitokous]. Qui présente une épitoquie. Ex. Une forme épitoque. Voir Epitoquie.

    Épitoquie

    n. f. (Du gr. epi sur et tokos enfantement). [Epitoky]. Modifications morphologiques touchant certaines espèces lors de leur cycle de reproduction. Ces variations phénotypiques (polymorphisme) apparaissent brusquement au cours d'une mue et ne subsistent que durant l'intermue (entre deux instars s'il s'agit de larves). Ces transformations sont diverses et peuvent concerner par exemple chez les Collemboles un raccourcissement de la furca ou des épines anales ou encore un raccourcissement des soies dentales. Le terme est souvent utilisé à propos des Annélides polychètes de la Famille des Eunicidés. Contr. Atoque.

    Épizootie

    n. f. (Du gr. epi sur et zôon, animal). [Epizootic]. Epidémie qui atteint un grand nombre d'animaux de même espèce ou d'espèces différentes. Ex. La loque ou la nosémose chez les abeilles.
    Voir aussi Nosémose et Loque.

    Épizootique

    adj. [Epizootic]. Relatif à l'épizootie. Qui a les caractères d'une épizootie.

    Erebia

    n. f. Genre d'Insectes Lépidoptères Satyridés (ou Nymphalidés Satyrinés). Ex. Erebia fasciata.

    Érebidés

    (Erebidae) n. f. pl. Famille d'Insectes Lépidoptères Noctuoïdes. On en connait près de 8.000 espèces. Ces papillons sont communément appelés Ecailles ou Arctides. Considérés autrefois comme une Sous-famille de Noctuidés, ils forment aujourd'hui une Famille à part entière dans laquelle, on y trouve les Sous-familles suivantes selon NCBI : Arctiinae Aventiinae Boletobiinae Calpinae Erebinae Eublemminae Herminiinae Hypeninae Hypenodinae Lymantriinae Phytometrinae Rivulinae et Scoliopteryginae. Ils sont de taille petite à moyenne. Ce sont des papillons d'aspect extérieur très divers aux couleurs habituellement brillantes, souvent aposématiques. Ils présentent un corps épais, souvent marqués de tâches jaunes, oranges, rouges, blanches ou noires, tout comme les ailes. Les adultes ne se nourrisent pas. Les œufs pondus en groupe sont sphériques ou hémisphériques. Les chenilles, véloces, sont typiquement velues. Elles sont toxiques. Les chrysalides, de forme ovoïde, sont lisses et brillantes avec parfois des tâches colorées. On peut les rencontrer sur tous les continents sauf l'Antarctique. Ils sont plus particulièrement répandus en Afrique tropicale, Madagascar, Inde, Asie du Sud-Est et Amérique du Sud. Ils sont absents en Nouvelle-Zélande, aux Antilles, à Hawaii ou en Nouvelle-Calédonie.
    Voir aussi Arctiidés.

    Érémiaphile

    (Eremiaphila) n. f. (Du gr. erêmia désert et philos ami). Genre d'Insectes Dictyoptères, du Sous-ordre des Mantodés vivant dans les déserts, aux ailes réduites, et présentant une homochromie par rapport au sol. Ce sont des prédateurs pouvant même pratiquer le cannibalisme envers les jeunes. Ex. Eremiaphila cerisyi.

    Érémiaphilidés

    (Eremiaphilidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Dictyoptères, du Sous-ordre des Mantodés dont l'érémiaphile en est le type. Leur corps est court et trapu. Leurs pseudoélytres sont courts et ont une nervation peu marquée. On ne les trouve que dans les déserts d'Afrique du Nord et d'Asie.

    Érémicole

    adj. (Du gr. erêmos solitaire, désert et colere habiter). [Eremicolous]. Qui vit dans le désert. Syn. Déserticole.
    Voir aussi Habitats abiotiques.

    Éremobia

    n. f. (Du gr. erêmos solitaire, désert et bios vie). Genre d'Insectes Lépidoptères Noctuidés.

    Eremoneures

    (Eremoneura) n. f. pl. Groupe d'Insectes Diptères Brachycères faisant partie avec les Asiloïdes et les Nemestrinoïdes de l'Infra-ordre des Muscomorphes. Ils comprennent les Cyclorrhaphes et les Empidoïdes (Selon NCBI).

    Ergatandrie

    n. f. (Du gr. ergatês travailleur et anêr, andros mâle). [Ergatandrous (adj. )]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmi ouvrière qui ressemble à un mâle.

    Ergatandromorphe

    adj. (Du gr.  ergatês travailleur anêr, andros mâle et morphê forme). [Ergatandromorph]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmi anormale présentant à la fois les traits anatomiques d'un mâle et d'une ouvrière.
    Voir aussi Dinergatandromorphe et Gynandromorphe.

    Ergataner

    n. m. (Du gr. ergatês travailleur et anêr, andros mâle). [Ergataner]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmi mâle ressemblant à une ouvrière (ou ergate). Le mâle est aptère et présente le même nombre d'articles antennaires que l'ouvrière. Voir Ergatoïde.
    Voir aussi Ergatogyne.

    Ergate

    (Ergates) n. m. (Du gr. ergatês travailleur). [Ergate].

    1. Terme utilisé pour désigner un Hyménoptère Formicidé traditionnellement appelé « ouvrière ». Le sexe femelle comprend deux formes distinctes : l'ergate, ou ouvrière et la gyne ou reine. Elles sont indiquées respectivement par le signe ☿ (Mercure) ou ♀ (Mars). L'ergate est aptère et présente un thorax et un abdomen réduits. Par contre, les antennes, les mandibules et les pattes sont bien développées. Les yeux sont petits et les ocelles absents ou minuscules. N'ayant pas une fonction reproductive, le réceptacle séminal est absent et les ovarioles sont en nombre très réduit. Les soldats (ou dinergate ou major) sont une sous-caste d'ouvrière. On distingue également d'autres sous-castes d'ouvrières que sont les Minimes, les Minors et les Medias. Syn. Ouvrière.
    Voir aussi Dinergate Media Minime Minor Neutre Ouvrière 3, Soldat et Spado.

    2. Genre d'Insectes Coléoptères Cérambycidés (Longicornes) dont la larve est parasite du pin. Ex. L'ergate ouvrier ou forgeron, Ergates faber.

    Ergatogyne

    n. f. ou adj. (Du gr. ergatês travailleur et gunê femelle). [Ergatogyne (n.), Ergatogynous (adj. )]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmi femelle (ou reine), ressemblant à une ouvrière (ou ergate). La femelle est aptère tout comme une ouvrière. Voir Ergatoïde.
    Voir aussi Dinergatogyne Ergataner Gynergate Mermithergate Pseudogyne et Ouvrière alpha

    Ergatogynie

    n. f. Chez les Hyménoptères Formicidés, femelle ergatogyne. Voir Ergatogyne.

    Ergatoïde

    adj. (Du gr. ergatês travailleur et eidos aspect). [Ergatoid]. Se dit des fourmis qui ont l'aspect d'une ouvrière. Cela peut designer des femelles qui éclosent sans ailes ou qui sont devenues aptères. Ces reines conservent intactes leurs facultés reproductrices. Elles ressemblent à une ouvrière, avec le thorax de l'ouvrière, mais présente un abdomen volumineux, et souvent des ocelles. Ce polymorphisme est dû à la qualité de la nourriture ou à de l'atavisme (réapparition d'un caractère d'un ascendant). Mais le terme d'ergatoïde peut aussi désigner des mâles aptères. Certaines espèces produisent des mâles sans ailes, avec de petits yeux les faisant ainsi ressembler à des ouvrières. Chez ces sociétés de fourmi, il n'y a pas de compétition entre les mâles et ces derniers peuvent s'accoupler plusieurs fois (Ex. Plagiolepis xene). Syn. Ergatomorphe.
    Voir aussi Ergataner Ergatogyne et Microgyne.

    Ergatomorphe

    adj. (Du gr. ergatês travailleur et morphê forme). [Ergatomorph]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmi qui possède les caractères morphologiques d'une fourmi ouvrière (Ergate). Syn. Ergatoïde. Voir Ergatoïde.
    Voir aussi Dinergatomorphe et Gynomorphe.

    Ériocampa

    n. f. Genre d'Insectes Hyménoptères Tenthrédinidés Térébrants. Ex. La tenthrède lanigère de l'Aulne, Eriocampa ovata.

    Ériococcidés

    (Eriococcidae) n. m. pl. (Du gr. erion laine, laineux et Coccidés). Famille d'Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. On en connait près de 660 espèces. A la différence des Coccidés, leur anus n'est pas recouvert dorsalement de deux plaques triangulaires. A la différence des Pseudococcidés, ils n'ont pas à chaque extrémité du corps, une paire d'ostiole dorsale (pas de stigmates). On trouve aussi des épines glandulaires sur la face dorsale. Certaines espèces forment des galles.

    Ériocottidés

    (Eriocottidae) n. m. pl. [Old World spiny-winged moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères Ditrysiens, Tinéoïdes. C'est une petite famille comptant près de 212 espèces pour la plupart Africaines (120 espèces) et Orientales (66 espèces). Leur biologie est peu connue.

    Eriocrana

    n. f. Genre d'Insectes Lépidoptères Glossates type de la famille des Eriocraniidae aux chenilles mineuses de feuilles. Ex. Sur le Châtaignier Eriocrana sp.

    Ériocraniidés

    (Eriocraniidae) n. m. pl. [Sparkling archaic sun moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Dacnonyphes Eriocranioïdes. On en connait près de 30 espèces. Ce sont de petits insectes diurnes. Ils présentent des chaetosomes sur la tête. Leur trompe est rudimentaire. Le bord interne de l'aile antérieure montre un lobe saillant nommé jugum. La nervation des ailes est identique sur les deux ailes (homoneures). Les Tibias des pattes médianes présentent un éperon (épiphyse tibiale) bien développé. La formule de leurs épines tibiales est 0-1-4. Leurs chenilles sont apodes et mineuses de feuilles. Elles se chrysalident dans un cocon de soie. On les trouve principalement dans les régions holarctiques, mais il existe quelques espèces présentes en Australie et en Asie tropicale.

    Eriocranioïdes

    (Eriocranioidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Dacnonyphes regroupant les Familles des Acanthoptéroctétidés, des Eriocraniidés et des Lophocoronidés. Ils sont caractérisés par la présence d'un proboscis court et d'une épine sur les tibias médians. Les femelles portent un oviscapte. Leurs chrysalides présentent des mandibules fonctionnelles.

    Eriogaster

    n. m. Genre d'Insectes Lépidoptères Lasiocampidés dont le spécimen Eriogaster lanestris est appelé usuellement « Bombyx laineux ».

    Ériosomatidés

    (Eriosomatidae) n. m. pl. (Du gr. erion laine, laineux et somâ corps). [Wooly aphids]. Famille d'insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Aphidoïdes (selon SITI). Ils ont des antennes courtes de 5 à 6 articles portant des rhinaries secondaires. Ce sont des pucerons trapus qui portent leurs ailes en toit sur le dos. Certains sont aptères. Ils sont souvent recouverts de sécrétions cireuses abondantes, ce qui est à l'origine de leur nom. Leurs tarses sont biarticulés et portent deux griffes. Ils peuvent présenter une paire de cornicules, mais ces dernières peuvent être indistinctes ou absentes. Leur cauda est arrondie. Ils sont en général considérés comme nuisibles, notamment aux cultures pour les mêmes causes que les cochenilles : épuisement de la sève de la plante hôte, toxicité de la salive, inoculation de virus. Selon NCBI, il s'agit d'une Sous-famille de Pemphigidés et on devrait parler d'Ériosomatinés. Ex. Eriosoma lanigerum ou Puceron lanigère du pommier originaire d'Amérique du Nord. Syn. Pemphigidés. 

    Erirhinidés

    (Erirhinidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes.

    Érirhinus

    n. m. Genre d'Insectes Coléoptères Curculionidés (Charançons). Ex. Erirhinus morio.

    Éristale

    (Eristalis) n. m. Nom vernaculaire et Genre d'Insectes Diptères Brachycères Syrphidés. Cette grosse mouche à abdomen jaune et noir, ressemblant à une guêpe, vole au soleil sur les fleurs. Sa larve vit dans les eaux croupies er respire par un long tube rétractile. Ce siphon respiratoire rétractile peut s'allonger pour mesurer jusqu'à 10 fois la longueur du corps. Elles sont appelées usuellement à ce titre « vers à queue de rat ». Ex. L'Eristale gluante ou mouche pourceau, Eristalis tenax. L'Eristale des fleurs, Myathropa florea.
    Voir aussi Siphon respiratoire.

    Ermite

    n. m. [Hermit beetle, Russian leather beetle]. Nom vernaculaire d'Osmoderma eremita Coléoptère de la Famille des Cétoniidés.

    Érotylidés

    (Erotylidae) n. m. pl. [Pleasing fungus beetles]. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes comprenant près de 3.500 espèces réparties en 200 genres, que l'on rencontre surtout sous les tropiques. Leur corps est cylindrique, allongé. Ils ont bien souvent des teintes bariolées vives. Le dernier article de leurs palpes maxillaires est souvent sécuriforme (en forme de fer de hache). Les élytres sont glabres et luisants. Leurs tarses sont pentamères. Les trois premiers articles ne sont pas pourvus de brosses ventrales. Le 4e article est difficile à distinguer car caché entre les lobes du 3e.  L'abdomen montre 5 sternites. Ils vivent dans le bois pourri dans lequel les femelles pondent. Elles le font aussi dans les carpophores (partie supérieure qui porte les spores, appelée aussi sporophore) des gros champignons (larves mycétophages). Leurs larves allongées à la tête hypognathe sont plus ou moins cylindriques. Elles présentent 5 à 6 stemmates de chaque côté de la tête. Des urogomphes sont parfois visibles. Des études phylogénétiques ont montré qu'ils étaient proches des Languriidés. Ex. Tritoma bipustulata F.

    Éruciforme (Larve)

    adj. (Du lat. eruca chenille et forma forme). [Eruciform]. Voir Larve éruciforme.

    Éruciidés

    (Eruciidae) n. m. pl.  Famille d'Insectes Orthoptères Caelifères Eumastacoïdes.

    Érucisme

    n. m. Dermatose provoquée par les larves de Lépidoptères aux poils urticants. Ex. crises provoquées par les poils urticants des chenilles processionnaires. Voir aussi Lépidoptèrisme.

    Érucivore

    adj. (Du lat. eruca chenille et vorare manger). [Erucivorous]. Qui se nourrit de chenilles.

    Érycinidés

    Escarbot

    n. m. (Du lat. scarabaeus scarabée). Nom usuel donné à divers Coléoptères, en particulier l'hister. Voir Hister.

    Esclavagisme

    n. m. (du lat. sclavus déformé de slavus Slave, en raison du grand nombre de Slaves réduits en esclavage). [Slavery]. Syn. Doulose. Voir Doulose.
    Voir aussi Parasitisme social et Eudoulose.

    Espace exuvial

    [Exuvial space]. Lors de la mue, on assiste à un détachement des cellules de l'épiderme de l'ancienne cuticule du fait du rejet de la vieille cuticule ou exuvie. Un espace dit exuvial se forme alors entre l'épiderme et l'ancienne cuticule. Une nouvelle couche épicuticulaire sera alors déposée entre l'épiderme et l'espace exuvial.
    Voir aussi Apolyse et Mue.

    Espèce

    n. f. (Du lat. species aspect). [Species].  Niveau taxinomique de rang immédiatement inférieur au niveau Genre dont les individus animaux ou végétaux ont un aspect semblable, un habitat particulier, et sont féconds entre eux. On parle de communauté reproductive et d'interfécondité. Les individus d'une même espèce sont donc ordinairement stériles à l'égard des individus d'autres espèces. On constate au sein de beaucoup d'espèces, des divisions en sous-espèces qui, en générale, ont des habitats différents et peuvent présenter certaines divergences mais qui ont toujours la possibilité de se reproduire entre elles. Si cette définition se prête assez bien au règne animal, elle est moins évidente dans le règne végétal, où la barrière reproductive est moins nette car il se produit fréquemment des hybridations. L'Espèce est l'unité de base de la classification des animaux (systématique). L'espèce se divise en sous-espèces, races et variétés. L'Espèce constitue une subdivision du Genre. On appelle espèce type, l'espèce désignée comme type porte-nom du genre. Pour désigner un individu, le nom de l'espèce est précédé du nom de genre. C'est le binôme linnéen. Le nom d'espèce dans la formation du binôme Latin s'écrit toujours en italique avec une minuscule contrairement au nom de genre écrit également en italique mais qui prend une majuscule.
    Voir aussi Nomenclature et Systématique.

    Espèce type

    Espèce désignée comme type du genre ou même de la famille. Ex. Arctia caja (écaille martre) pour le genre Arctia chez les Lépidoptères. 
    Voir aussi Forme nominale et Génotype 2.

    Essaim

    n. m. [Swarm]. Groupe d'abeilles et d'autres insectes Hyménoptères vivant ensemble pour concourir à un même travail. Plus particulièrement, colonie de jeunes abeilles, composée de l'ancienne reine, de mâles et d'ouvrières, qui quittent la ruche surpeuplée peu avant l'émergence de nouvelles reines.

    Essaim primaire

    Chez les abeilles (Hyménoptères Apidés), l'essaim primaire est le premier essaim qui quitte la ruche avec l'ancienne reine accompagnée d'environ la moitié de l'effectif d'ouvrières au jabot gavé de provisions. Normalement, cet essaim quitte la ruche dès que la première cellule royale est désoperculée. Mais, cet essaim peut être retardé du fait de mauvaises conditions climatiques, et les ouvrières font alors en sorte que les jeunes reines restent en captivité dans leur cellule en recollant continuellement les bords de l'opercule des loges royales. Voir Essaim secondaire.

    Essaim primaire de chant

    Chez les abeilles (Hyménoptères Apidés), premier essaim qui quitte la ruche avec une ou parfois plusieurs jeunes reines vierges au lieu de l'habituelle vieille reine. Suite au départ de la vieille reine avec l'essaim primaire et du retour de cet essaim sans cette vieille reine (perdue pour diverses raisons), si la nouvelle reine ne tue pas les autres nouvelles reines, elle part en essaimage. On parle alors d'un essaim primaire de chant qui est un essaim beaucoup plus volumineux que l'essaim primaire puisqu'il y aura eu entre temps de nouvelles naissances. Mais avant de partir, la jeune reine fait entendre pendant un à trois jours un chant particulier auquel répondent les autres reines encore dans leurs cellules. L'essaim primaire de chant fait référence aux chants de ces reines que l'on peut entendre le soir. Lorsqu'il s'agit du départ d'un essaim primaire de chant, les reines ne chantent pas toujours, elles cohabitent pour partir avec l'essaim primaire de chant. Un essaim primaire de chant est souvent suivi d'un essaim secondaire et parfois tertiaire. 

    Essaim secondaire

    Huit à dix jours après le départ de l'essaim primaire, la première reine née peut ne pas tuer ou ne tuer qu'une partie de ses sœurs. Si cette jeune avait tué toutes ces sœurs, elle serait partie en vol nuptial pour revenir par la suite à la ruche. Ne l'ayant pas fait, si la population de la ruche le permet, il peut arriver que la ruche rejette un essaim secondaire qui est un essaim plus petit composé d'une ou plusieurs jeunes reines et quelque fois même un essaim tertiaire qui est un essaim comportant au moins une jeune reine vierge. Il n'y aura donc pas d'essaim secondaire si la première nouvelle reine élimine ses rivales qui sont toujours operculées dans leurs cellules royales. Souvent le mauvais temps est la cause de départ d'un essaim secondaire. Voir Essaim primaire.

    Essaimage

    n. m.  [Swarming]. Chez les Insectes sociaux, et notamment chez les Hyménoptères Apidés, l'essaimage est l'un des modes de multiplication des colonies par division, consistant dans l'émigration d'une partie de la population, l'essaim. Les autres modes de propagation des colonies sont ceux du Bourgeonnement ou de la Fission pour les Hyménoptères Formicidés et du Marcottage pour les Isoptères. Mais plus généralement chez les insectes sociaux, l'essaimage est également le moment où mâles et femelles provenant de colonies différentes vont s'envoler pour s'accoupler. On parle alors aussi de vol nuptial, de vol de fécondation, de vol d'accouplement ou de vol d'essaimage.
    Chez les abeilles (Hyménoptères Apidés), c'est la conséquence du surpeuplement de la ruche au début de l'été, suite à la ponte continuelle de la reine, dès le printemps. L'essaimage se produit lorsque de nouvelles reines sont sur le point d'éclore. L'ancienne reine quitte alors la ruche avec une partie de ces individus pour aller fonder une nouvelle colonie. La reine s'éloigne de la ruche de plusieurs kilomètres. Après le départ de l'ancienne reine, la première née s'empresse de tuer ses sœurs et devient reine à son tour. Il lui faudra attendre encore 5 à 6 jours pour qu'elle atteigne sa maturité sexuelle et le vol nuptial de cette nouvelle reine de l'ancienne colonie pourra s'effectuer. Mais si cette nouvelle reine ne tue pas les autres jeunes reines de la colonie, elle partira alors elle-même en essaimage (essaim secondaire). Chez les abeilles, une colonie peut produire, entre le début du printemps et le début de l'été, jusqu'à quatre types d'essaims, dits respectivement primaire, primaire de chant, secondaire et tertiaire.
    Chez les Hyménoptères Formicidés ou chez les Termites, l'essaimage est la période correspondant au vol nuptial. Voir
    Bourgeonnement Fission et Vol nuptial.

    Essaimer

    v. intr. [Swarm]. Chez les Hyménoptères Apidés, quitter la ruche pour former une colonie nouvelle.

    Essence de Mirbane

    Substance liquide produite à partir de la benzine soumise à l'action de l'acide nitrique. Ce produit toxique possède une odeur d'amandes amères. Mis dans les fioles de Sauvignet, ce produit permet d'éviter les moisissures et les destructeurs dans les collections d'insectes (Coléoptères Dermestidés, Ptinidés, Anobiidés ou Psocoptères). Syn. Nitrobenzène.

    Estivation

     n. f. [Aestivation, Estivation, Summer dormancy]. Les Insectes sont des poïkilothermes et leur température suit celle de l'extérieur.  En cas de sécheresse ou de température trop élevée, ces derniers réagissent en ralentissant (quiescence) ou en arrêtant temporairement (diapause) leur activité. L'estivation est donc une forme de la quiescence ou de la diapause. Voir aussi Développement Diapause et Quiescence.

    Estomac

    n. m. Syn. de vésicule chylifique. Voir Vésicule chylifique et Intestin moyen.

    Étalage des insectes

    Les insectes doivent être étalés après avoir été piqués. Pour que cette opération se déroule dans des conditions optimales, le mieux est qu'elle soit pratiquée dans les 24H après la mort. Au-delà, l'insecte commence à sécher et devient cassant. Si cette opération n'est pas possible, l'insecte doit être placé en papillote, une sorte d'enveloppe où il peut attendre le montage. L'opération d'étalage consiste pour les individus qui ne sont pas trop petits à mettre en évidence les appendices en les fixant sur une plaque de liège ou de polystyrène au moyen d'épingles (les épingles n° 1 sont généralement adaptées). Il s'agit de donner à l'insecte une allure naturelle tout en respectant un axe de symétrie rigoureux. Les pattes antérieures doivent être dirigées vers l'avant et les pattes médianes et postérieurs vers l'arrière. Les antennes ne sont dirigées vers l'arrière que si elles sont longues. Si les mandibules sont assez développées, elles doivent être écartées. Les ailes ne sont pas déployées sauf l'aile droite pour un spécimen ou un couple chez les Orthoptères et Phasmoptères. Mais pour les Lépidoptères, les quatre ailes doivent être déployées sur des étaloirs spéciaux (Voir Etaloir à Lépidoptères).
    Voir aussi Tuer les insectes Ramollissement des insectes Piquage des insectes Montage des insectes et Séchage des insectes.

    Étaloir à Lépidoptères

    Les ailes des Lépidoptères doivent toujours être étalées sur des étaloirs spéciaux constitués de deux plaques de bois tendre montées sur une planche qui laisse une rainure centrale qui permet d'y disposer longitudinalement le corps. L'étaloir doit donc correspondre à la taille du corps du papillon. Il faut disposer le bord postérieur des ailes antérieures perpendiculairement à l'axe du corps. Puis la bordure antérieure des ailes postérieures sera placée contre le bord postérieur des ailes antérieures. Il faut immobiliser les ailes en les couvrant d'une bande de papier cristal. Les antennes doivent être dirigées vers l'avant.

    Éther acétique ou Acétate d'éthyle

    Produit utilisé par les entomologistes pour tuer les insectes. C'est un produit inflammable avec une toxicité faible qui peut donc être utilisé facilement. L'éther est placé sur un lit de sciure de bois ou de liège dans un bocal dans lequel seront enfermés les spécimens. Ce produit est toutefois déconseillé pour les Lépidoptères et les Odonates car ce sont des espèces dont les couleurs s'alternent au contact de l'éther. L'acétate d'éthyle est utilisé pour tuer les Coléoptères, les Diptères, les Hyménoptères, et les Hémiptères comme les cigales et les punaises et d'autres insectes. Syn. Acétate d'éthyle.
    Voir aussi Flacon et Tuer les insectes.

    Éthiopienne (Région)

    Ethmiidés

    (Ethmiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes.

    Ethnoentomologie

    n. f. (Du gr. ethnos peuple, nation et entomologie). [Ethnoentolomogy]. Science des interrelations fonctionnelles entre le monde des Insectes et les sociétés humaines.

    Éthologie

    n. f.  (Du Gr. ethos mœurs et logos discours, science). [Ethology]. Etude du comportement, des mœurs des animaux et de leurs conditions de vie. Chez les Insectes, Jean Henri Fabre en est l'un des précurseurs. Mais les origines de cette science remontent au XVIIe siècle. La première utilisation du nom date de 1854 (première utilisation connue par Geoffroy Saint-Hilaire). Le sens restreint et moderne donné au mot d'éthologie fait cependant référence à une science plus récente : il s'agit de l'étude objective et scientifique des comportements animaux inspirée notamment par les travaux de l'Autrichien Lorenz (1903-1989) et du Néerlandais Tinbergen (1907-1988) dans la première moitié du XXe siècle, qui veut que certains comportements sont inscrits dans le génome des animaux. Ces comportements sont dits alors instinctifs.

    Éthologique

    adj. [Ethological]. Relatif à l'éthologie.

    Éthologiste

    n. m. [Ethologist]. Celui qui pratique l'éthologie.

    Etimonotrysiens

    (Etimonotrysia) n. m. pl. Phalange d'Insectes Lépidoptères Glossates, n'ayant pour représentant que la seule Super-famille des Tischérioïdes.

    Étiquetage des insectes

    Après le séchage, il faut munir l'épingle d'une ou deux étiquettes en bristol blanc sous l'insecte. Ces étiquettes de format 8X16mm ou 10X18mm doivent au minimum porter les indications suivantes : Lieu de capture, date de récolte, nom du collecteur. Sans ces indications, l'insecte ne présentera aucune valeur sur le plan scientifique. Il peut être intéressant de préciser l'altitude de capture, la plante hôte sur laquelle se trouvait le spécimen ou son biotope. Sur la seconde étiquette, il faut indiquer l'identité du spécimen si la détermination a pu être faite en y mettant son nom de Genre et d'Espèce. Ces étiquettes ne doivent pas dépasser l'insecte qu'elles accompagnent. Cela permet un meilleur alignement dans les boîtes. Voir aussi : Étalage des insectes et Séchage des insectes.

    Étoilée

    n. f. [Rusty Tussock Moth, Vapourer]. Nom vernaculaire d'Orgyia antiqua Lépidoptère de la Famille des Lymantriidés.

    Étouffoir

    n. m. Syn. de cymbacalypte. Voir Cymbacalypte.

    Étrier

    n. m. Chez certains Diptères, notamment Thécostomates (Diptères supérieurs), pièce sclérifiée située à la base du sclérite hyoïde (ou théca) renforçant la trompe. Syn. Fulcrum.

    Étui

    n. m. [Tube case]. A propos des Trichoptères, syn. de fourreau. Etui de protection. Voir Fourreau.

    Euarthropodes

    (Euarthropoda) n. m. pl. (Du gr. eu- bien, vrai et arthropode). Les arthropodes supérieurs ou Euarthropodes forment un Clade de la classification phylogénétique comprenant certaines Classes ou Ordres de la classification classique, parmi l'Embranchement des Arthropodes (Arthropoda), dans le Règne Animal. Ainsi au sein des Arthropodes, on distingue les Onychophores, les Tardigrades et les Euarthropodes. Au sein de ces derniers on distingue les Amandibulates (Trilobites), les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides) et les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes).

    Eublemma

    n. f. Genre d'Insectes Lépidoptères Noctuidés dont une espèce se singularise, entre tous les papillons par son régime carnassier. La larve de cette noctuelle dévore les cochenilles du mûrier, ce qui fait d'elle un auxiliaire de la sériciculture. Ex. la noctuelle purpurine, Eublemma purpurina l'anthophile de l'herbe-aux-ânes, Eublemma amoena ou encore l'anthophile des inules, Eublemma parva.

    Eucaryote

     adj. et n. m. (Du gr. eu- bien, vrai et –karuon noyau). [Eukaryote]. Dont les chromosomes sont enclos dans un noyau. Contr. Procaryote.

    Eucaryotes

    (Eucaryota) n. m. pl. Groupe monophylétiques réunissant les Unikonta et les Bikonta. Les Arthropodes sont des Eucaryotes, Opisthocontes, Métazoaires, Eumétazoaires, Bilatériens, Coelomates, Protostomiens, Ecdysozoaires, Panarthropodes (selon NCBI).

    Eucéphale

    adj. (Du gr. eu bien, vrai et kephalê tête). [Eucephalous]. Qui porte une tête individualisée, bien visible. Cas de certaines larves de Diptères comme les moustiques (Culicidés), cas des larves d'abeilles, etc. Voir Larve eucéphale.

    Eucharis

    n. m. Genre d'Insectes Hyménoptères Chalcidiens de la famille des Eucharitidés, dont les larves vivent en parasite sur divers insectes, notamment des fourmis. Ex. Eucharis acuminata.

    Eucharitidés

    (Eucharitidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes dont le Genre Eucharis en est le type. On en connait 350 espèces. Ils mesurent entre 2 et 5,4 mm. Ils sont souvent de couleur métallique. Les antennes portent de 11 à 13 articles. Leur mésonotum est très développé et cache en vue dorsale le pronotum. Leur prépectus (sclérite triangulaire du thorax) est fusionné avec le pronotum. La nervation des ailes est réduite. Les ailes antérieures portent une nervure marginale assez longue et des nervures stigmales et postmarginales courtes. Comme tous les Chalcidoïdes, les deux paires d'ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Leur gaster est longuement pétiolé. Leurs larves sont parasitoïdes (ectoparasites ou endoparasites) des fourmis exclusivement.

    Euchroma

    n. m. Genre d'Insectes Coléoptères Buprestidés d'Amérique du Sud mesurant près de 8 cm de long, dont les élytres sont utilisés en bijouterie par les Indiens qui en font des colliers. Ex. Euchroma gigantea.

    Eucinétidés

    (Eucinetidae) n. m. pl. [Plate-thigh beetles]. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Scirtoïdes (ou Eucinétoïdes). On en compte 37 espèces pour 9 genres. Ils ne mesurent pas plus de 4mm. Leurs antennes de 11 articles sont filiformes. Leurs hanches postérieures sont dilatées et masquent une partie du premier sternite. Leurs tarses sont pentamères. Leur abdomen montre 5 à 7 sternites. Ils vivent dans les matières en décomposition.

    Eucinétoïdes

    (Eucinetoidea) Lacordaire, 1857 n. m. pl. Super-famille d'Insectes Coléoptères Polyphages regroupant notamment les Familles des Clambidés, des Eucinétidés et des Hélodidés. Ce taxon n'est pas reconnu par Fauna Europaea et NCBI. SITI le considère comme invalide. Syn. senior Scirtoïdes (selon SITI).

    Euclidia

    n. f. Genre d'Insectes Lépidoptères Noctuidés. Ex. la « doublure jaune », Euclidia glyphica et le « M noir », Euclidia mi.

    Eucnémidés

    (Eucnemidae) n. m. pl. [False click beetles].  Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Elatéroïdes. Ils ressemblent aux Elatéridés mais beaucoups de leurs individus s'en distinguent par le fait qu'ils ne peuvent pas sauter (Le genre Microrhagus peut sauter). On en connait près de 1.100 espèces pour 250 genres, de couleur plus souvent noire, ou brune ou plus ou moins foncée. Ils mesurent de 2 à 30 mm. Contrairement aux Elateridés, leur labre atrophié et membraneux reste caché sous le clypeus. Leur deuxième article antennaire est inséré à l'angle apical externe du premier. Cela donne l'impression que ce deuxième article est décalé par rapport à l'axe longitidunal du scape. Leurs antennes peuvent être dentées, pectinées ou flabellées. Chez de nombreuses espèces, elles se logent dans des sillons plus ou moins profonds longeant le bord externe des hypomères. Leurs larves qui se développent dans les bois en décomposition et sous les écorces dans les zones de grandes forêts primitives sont saprophages ou xylophages.

    Eucoilidés

    (Eucoilidae) Thomson, 1862 n. m. pl. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Cynipoïdes. On en connait plus de 1.000 espèces. Leurs articles antennaires sont fusiformes. Les mâles en ont 15 et les femelles 13. Leur pronotum atteint latéralement la tégula. On les reconnaît à leur scutellum creusé d'une cupule. Les tergites II et III de leur gaster sont fusionnés. Les femelles ont un ovipositeur visible ventralement. Leurs larves sont ectoparasites des larves de Diptères. Selon NCBI, il s'agit d'une Sous-famille de Cynipidés.

    Eucoïliforme (Larve)

    Eucône

    adj. (Du gr. eu bien, vrai et konos cône). [Eucone, Euconic eye]. Dans les yeux composés des Insectes, qualificatif d'une ommatidie. Une ommatidie eucône est celle du type ancestral, où on trouve un cône cristallin, dioptre qui fait converger les rayons lumineux sur les cellules rétinuliennes qui entourent le rhabdome. Les cellules de Semper se trouvent alors dans le cristallin. C'est le type d'œil que l'on trouve chez les Odonates, les Ephémères, les Orthoptères, …
    Voir aussi Acône Cellules cristallines Cristallin Exocône et Pseudocône.

    Eudémis

    n. m. Petite chenille tordeuse (Lépidoptères Tortricidés), qui endommage gravement le vignoble français depuis le début de ce siècle. Elle porte également le nom vernaculaire de « ver de la grappe » ou  de « tordeuse ». Son nom scientifique est Lobesia botrana.

    Eudermaptères

    (Eudermaptera) Verhoeff, 1902 n. m. pl. (Du gr. eu bien, vrai et dermaptère). Sous-ordre d'Insectes Dermaptères constituant avec le Sous-ordre des Catadermaptera l'Ordre des Dermaptera. Ce Sous-ordre ne compte que la Super-famille des Forficuloidea (selon SITI).

    Eudoulose

    n. f. (Du gr. eu bien, vrai et doulosis assujettissement, esclavage). Fait pour des fourmis parasites de pratiquer des raids pour capturer des ouvrières d'autres espèces afin d'en faire des esclaves. Ici, ce ne sont plus les couvains qui sont l'objet des raids (doulose) mais les adultes. Ex. Individus du genre Coptoformica qui s'emparent d'adultes appartenant au genre Serviformica.
    Voir aussi Esclavagisme et Doulose.

    Euhémiptères

    (Euhemiptera) n. m. pl. (Du gr. eu bien, vrai et hémiptère). Dans l'Ordre des Hémiptères, taxon d'Insectes regroupant les Clypéorrhynches et les Néohémiptères. Classification reprise par NCBI, qui distingue les Euhémiptères des Sternorrhynches (comprenant les Aleyrodiformes, les Aphidiformes et les Psylliformes).

    Euhétéroptères

    (Euheteroptera) n. m. pl. Groupe biologique d'Insectes Hémiptères, Euhémiptères, Néohémiptères, Prosorrhynches (selon NCBI).

    Euholognathes

    (Euholognatha) n. m. pl.  (Du gr. eu bien, vrai et holognathe). Infra-ordre d'Insectes Plécoptères Arctoperlaria ou Sous-ordre (selon SITI) regroupant les Familles suivantes : Capniidae, Leuctridae, Nemouridae, Notonemouridae, Taeniopterygidae. L'Infra-ordre des Euholognathes forme avec celui des Systellognathes, le Sous-ordre des Arctoperlaria (ancien Holognathes). Selon NCBI et Fauna Europaea, ce taxon n'est pas reconnu. Syn. Filipalpia. Voir Arctoperlaria.

    Eulépidoptères

    (Eulepidoptera) n. m. pl. (Du gr. eu bien, vrai et lépidoptère). Infra-ordre d'Insectes Lépidoptères Glossates regroupant la phalange des Ditrysiens, des Etimonotrysiens et des Incurvariens. Ce taxon n'est pas reconnu par NCBI, SITI et Fauna Europaea. Voir aussi Glossates.

    Eulichadidés

    (Eulichadidae) n. m. pl. [Eulichadid beetles]. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes.

    Eulophe

    (Eulophus) n. m. (Du gr. eulophos qui a une belle aigrette). Genre d'Insectes Hyménoptères Chalcidiens, type de la Famille des Eulophidés. Ils sont utiles comme parasites des chenilles, des teignes et des larves de charançons.

    Eulophidés

    (Eulophidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On en connait près de 3.100 espèces. Cette famille comprend de petites espèces (pas plus de 6mm). Ils ont un corps trapu, très sclérifié avec une coloration jaunâtre à brunâtre ou noire avec des reflets métalliques. Leurs antennes comportent au plus 10 articles. Leurs sillons parapsidaux sont parfois développés. La nervation des ailes est réduite. L'aile antérieure des formes macroptères présente souvent des nervures stigmales et postmarginales longues et bien visibles. Il peut arriver cependant que la nervure postmarginale soit réduite. L'épine tibiale antérieure n'est pas courbée. Les deux sexes ont des tarses comportant 4 articles (tétramères ce qui permet des les distinguer des Ptéromalidés). L'abdomen est pétiolé (ce qui permet de les distinguer des Aphelinidés). Ces guêpes parasites des Lépidoptères, des Diptères ou des Coléoptères sont utilisées pour lutter contre les ravageurs des cultures et limiter les populations d'insectes. Ils sont cosmopolites.

    Eumastacidés

    (Eumastacidae) n. m. pl. [Monkey grasshoppers]. Famille d'Insectes Orthoptères Caelifères Eumastacoïdes. Ils sont communément appelés criquets américains. On en connait près de 1000 espèces. Ils dépassent rarement 4,5 cm. Leurs antennes filiformes sont plus courtes que le fémur antérieur et portent un tubercule sur le deuxième et quatrième article en partant de l'apex. Les adultes sont aptères. Leurs tarses sont tous trimères. Ils n'ont pas d'organe tympanique à la base de l'abdomen. On les trouve surtout dans les zones tropicales et subtropicales de l'Ancien monde.

    Eumastacoïdes

    (Eumastacoidea) n. m. pl. Super-Famille d'Insectes Orthoptères Caelifères regroupant les Familles des Chorotypidés, des Episactidés, Eumastacidés, des Euschmidtiidés, des Mastacidéidés, des Morabidés, des Proscopiidés, des Théricléidés et une famille éteinte, celle des Promastacidés. Ils ont pour caractéristiques communes d'avoir des antennes courtes filiformes et la face de la tête aplatie ce qui donne l'impression qu'ils ont une tête trop grande par rapport au reste du corps. Ils ont aussi pour caractéristique d'avoir les hanches des pattes postérieures sauteuses tenues souvent à angle droit ou tout du moins de manière évasée avec le corps ce qui leur donne une allure originale. Leurs tarses sont tous trimères. Ce sont des insectes diurnes. 

    Eumène

    (Eumenes) n. m. Genre d'Hyménoptères Vespoïdes Vespidés, type de la Sous-famille des Euméninés. Ce sont des porte-aiguillons des régions chaudes, de couleur généralement noire et rousse. Ce sont des guêpes solitaires qui chassent des proies vivantes qu'elles paralysent afin de les apporter dans des nids en mortier qu'elles édifient. On les appelle communément guêpes maçonnes. Voir Guêpe maçonne.

    Euméninés

    (Eumeninae) n. m. pl. (Divinités infernales de la mythol. gr. , déesses du remords, aussi appelées Érinyes ou Furies) [Potter wasps, Mason wasps]. Sous-famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Vespoïdes Vespidés ayant pour type l'eumène. On en connait près de 3.000 espèces.

    Euménotidés

    (Eumenotidae) n. m. pl.  Famille d'Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes.

    Eumerus

    n. m. Genre d'Insectes Diptères Brachycères Syrphidés Eristalinés. Ex. Eumerus narcissi. La larve de cette mouche vit dans les bulbes de lis et de narcisse.

    Eumolpe

    n. m. [Brown and black beetle]. Nom vernaculaire d'un Insecte Coléoptères Chrysomélidés, Bromius obscurus appelé également écrivain ou gribouri. Voir Bromius.

    Eunématocères

    n. m. pl. (Du gr. eu bien, vrai et nématocère). Ancienne division des Diptères Nématocères distinguant ceux dont les antennes sont réellement longues, les eunématocères de ceux qui ont des antennes courtes, les paranématocères.

    Eupelme

    (Eupelmus) n. m. Genre d'Insectes Hyménoptères Eupelmidés. Ce sont des insectes à longue tarière, qui se rendent utiles en parasitant les bruches, les cécidomyies, etc. Ex. Eupelmus urozonus.

    Eupelmidés

    (Eupelmidae) n. m. pl. [Eupelmid wasps]. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes dont le genre Eupelmus en est le type. On en connait près de 750 espèces. Ce sont des insectes de taille réduite, aux couleurs souvent métalliques. Chez les femelles, les antennes de 11 à 13 articles présentent un anellus. Chez les mâles, les antennes comprennent toujours 7 segments funiculaires et un seul anellus très petit. Au contraire des Encyrtidés, les Eupelmidés présentent un mésoscutum avec des notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) distincts. Le mésopleure est divisé par une dépression très discrète. Leurs ailes sont transparentes à nervation simplifiée et donc réduite. La nervure marginale est longue tandis que les nervures stigmales et postmarginales sont courtes. Comme tous les Chalcidoïdes, les deux paires d'ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Le premier segment de leurs pattes postérieures est grand, le fémur étant renflé et denté en dessous. Leurs larves sont parasites d'insectes variés mais sont aussi parasites de plantes à l'intérieur desquelles elles vivent (endophytes).

    Euphaeidés

    (Euphaeidae) Selys, 1853 n. m. pl. Famille d'Insectes Odonates Zygoptères de la Super-famille des Caloptérygoïdes. Syn. Epallaginidés.

    Eupistidés

    (Eupistidae) n. m. pl. Syn. junior de Coléophoridés. Voir Coléophoridés.

    Eupithécie

    (Eupithecia) n. f. Nom vernaculaire et Genre d'Insectes Lépidoptères Géométridés. Ex. L'arpenteuse des cônes, Eupithecia mutata ; l'arpenteuse du sapin, Eupithecia luteata ; l'Eupithécie de la Centaurée, Eupithecia centaureata ; l'Eupithécie de la verge d'Or, Eupithecia virgaureata ; l'Eupithécie rectangulaire, Chloroclystis rectangulata.

    Eupleure

    n. m. (Du gr. eu bien, vrai et pleuron flanc, coté). [Eupleuron(ra)]. Terme défini par Crampton comme la principale plaque de la région pleurale. Chez les Aptérygotes cette région pleurale du thorax est formée de trois sclérites, le trochantin, les catapleurites (ou coxopleurite) et les anapleurites. Ces derniers étant disposés en anneaux concentriques autour de la base de la hanche (coxa).
    Voir aussi Anapleurite Catapleurite Coxopleurite Pleure Podopleure Trochantin 1 et Troncopleure.

    Euproctis

    n. f. Genre d'Insectes Lépidoptères Liparidés, appelés usuellement « Cul-brun » (Euproctis chrysorrhoea) ou « Cul-doré » (Euproctis similis). Leurs chenilles dévorent les feuilles des arbres fruitiers et forestiers.

    Eupsocidés

    (Eupsocida) n. m. pl. Un des trois Sous-ordres de Psocoptères, comprenant notamment des psoques. Syn. Psocomorphes. Voir Psocomorphes.

    Euptérotidés

    (Eupterotidae) n. m. pl. [Giant lappet moths]. Famille d'Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Ditrysiens que l'on trouve uniquement en Afrique. Ce sont des papillons de grande taille qui font partie des Bombycoïdes qui de façon générale ont un gros corps densément poilu. Ils sont caractérisés par des ailes arrondies.

    Eurybiote

    n. m. ou adj. (Du gr. eurus large et bios vie). [Eurybiont]. Organisme animal ou végétal présentant une tolérance étendue pour un facteur écologique donné. Contr. Sténobiote.

    Eurybrachyidés

    (Eurybrachyidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Hémiptères Fulgoromorphes (Auchénorrhynques) Fulgoroïdes à la tête aussi large que le pronotum (sclérite dorsal du prothorax). Leur mésonotum est relativement plus large que long. Les ailes antérieures sont presque de forme rectangulaire. Les bords antérieurs et postérieurs des ailes antérieures sont de ce fait parallèles ou presque. Le deuxième article de leur tarse postérieur ne comporte pas d'épines apicales. Ils sont bien représentés en Afrique, en Orient et en Australie.

    Euryèce

    adj.  (Du gr. eurus large et oikos habitat). Qui peut supporter d'importantes variations de facteurs écologiques (température, humidité, pression, lumière, salinité, etc…). Les espèces euryèces sont souvent ubiquistes et parfois même envahissantes car peu exigeantes. Contr. Sténoèce.
    Voir aussi Valence écologique.

    Eurygaster

    n. m. (Du gr. eurus large et gastêr gastros ventre). Genre d'Insectes Hémiptères Hétéroptères Scutellèridés. Cette punaise est nuisible aux céréales. Ex. La punaise des céréales, Eurygaster maura.

    Euryphage

    adj. (Du gr. eurus large et phagein manger). Se dit d'un organisme dont le régime alimentaire est vaste. Un organisme polyphage ou omnivore est donc euryphage. Contr. Sténophage.
    Voir aussi Omnivore et Polyphage.

    Eurypogonidés

    (Eurypogonidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Coléoptères Polyphages Dascilliformes Dryopoïdes. Ce taxon n'est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea.

    Eurytherme

    adj. (Du gr. eurus large et thermon chaleur). [Eurythermal]. Qualifie une espèce qui tolère de grands écarts de température. Contr. Sténotherme.
    Voir aussi Ectotherme et Poecilotherme.

    Eurythyrea

    n. m. Genre d'Insectes Coléoptères Buprestidés, Européen, dont la larve creuse ses galeries dans le bois, le rendant inutilisable. Ex. Eurythyrea micans ou le grand bupreste du chêne, Eurythyrea quercus.

    Eurytome

    (Eurytoma) n. f.  (Du gr. eurus large et tomê coupure, division). Genre d'Insectes Hyménoptères Apocrites Chalcidoïdes, type de la Famille des Eurytomidés qui comme les autres chalcidiens détruit d'autres insectes, tels que la mouche de l'Olive, Bactrocera (Daculus) oleae pour Eurytoma martellii.

    Eurytomidés

    (Eurytomidae) n. f. pl. [Seed chalcids]. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On en connait près de 1.100 espèces. Ils mesurent entre 3 et 15 mm. Leur corps ne présente pratiquement jamais d'éclat métallique. Leurs longues antennes fines ne présentent pas plus de 13 articles. Leur pronotum est long et rectangulaire. Leurs notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) sont présents et complets. La nervation des ailes est réduite. Les tibias postérieurs portent 2 épines apicales. Leurs tarses sont tous pentamères. Leur gaster est toujours convexe. Ce sont des guêpes solitaires. Leurs larves sont parasites ou phytophages. Cette famille constitue l'une des plus importantes en termes de ravageurs et d'auxiliaires de l'agriculture (parasitoïdes), et de contrôle biologique de certaines plantes envahissantes. Dans leur nid elles déposent un oeuf et y ajoutent des larves d'insectes qu'elles ont paralysées et qui serviront de nourriture.

    Eurytope

    adj. (Du gr. eurus large et topos lieu). Qui peut vivre dans des biotopes variés et qui de ce fait a, en règle générale, une vaste distribution géographique.

    Euryxène

    n. m. et adj. (Du gr. eurus large et xenos étranger). [Euryxenous]. Fait pour un parasite de se développer aux dépens de plusieurs hôtes qui peuvent appartenir à des groupes zoologiques différents. D'une manière générale, les ectoparasites sont souvent euryxènes. Ce type de parasitisme est un parasitisme à spécificité nulle. Le parasite peut cependant préférer une espèce donnée, l'hôte vicariant.
    Voir aussi Ectoparasite Hétéroxène Monoxène Holoxène Sténoxène et Oligoxène.

    Euschmidtiidés

    (Euschmidtiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Orthoptères Caelifères Eumastacoïdes que l'on trouve essentiellement à Madagascar (sinon en Afrique subsaharienne). Leurs antennes sont plus courtes que le fémur antérieur et portent distalement un tubercule. Ils n'ont pas d'organe tympanique à la base de l'abdomen. Leurs tibias postérieurs sont munis de trois éperons apicaux distincts. Leurs métatarses (tarses des pattes postérieures) présentent une épine apicale et un tubercule basal.

    Eusocial évolué

    Syn. d'Eusocial supérieur. Contr. Eusocial primtif.

    Eusocial inférieur

    A propos des Hyménoptères, pour certains auteurs, les insectes dits eusociaux inférieurs sont ceux qui forment des colonies provisoires du printemps à l'automne. Chez ces insectes, seule la reine fertilisée passera l'hiver. On trouve ces espèces chez les bourdons par exemple ou chez les abeilles charpentières. On y compte environ un millier d'espèces représentant 6% des Apoïdes. Voir Eusocial.

    Eusocial primitif

     Syn. d'Eusocial inférieur. Contr. Eusocial évolué.

    Eusocial supérieur

    A propos des Hyménoptères, certains auteurs distinguent selon qu'il y ait ou pas une spécialisation dans la reproduction (exitence de castes), les espèces eusosociales inférieures ou primitives (ex. Guêpes Polistes, Fourmis sans reine), des espèces eusociales évoluées ou supérieures (Ex. abeilles Apis mellifera fourmis). Les insectes dits eusociaux supérieurs représenterait 5% des Apoïdes. On y trouve des individus de la tribu des Bombini des Apini et du genre Melipona.

    Eusocial, -e, -aux

    adj. (Du gr. eu bien, vrai et du lat. socialis qui concerne la société, les alliés). [Eusocial]. Mode de vie des Insectes sociaux caractérisé par l'existence d'une coopération afin d'apporter des soins aux jeunes, le chevauchement d'au moins deux générations d'individus et l'existence de femelles spécialisées pour la reproduction, les autres femelles s'investissant dans d'autres tâches (polyéthisme). Les Insectes eusociaux regroupent toutes les espèces de termites et de fourmis, la plupart des abeilles (20%), certaines guêpes et quelques autres insectes (ex. thrips). L'avantage d'une telle organisation dans le mode de vie eusociale étant d'assurer la pérennité des individus. Cela explique que s'il y a 2% d'insectes eusociaux au sein de l'entomodiversité, ces derniers représentent 75% de la population d'insectes mondiale. Mais outre le sens stricto sensu de la socialité de ces insectes, il existe différents niveaux de socialité et certains auteurs distinguent selon qu'il y ait ou pas une spécialisation dans la reproduction (exitence de castes), les espèces eusosociales inférieures ou primitives (ex. Guêpes Polistes, Fourmis sans reine), des espèces eusociales évoluées ou supérieures (Ex. abeilles Apis mellifera fourmis). Voir aussi Colonial Communal Grégaire Quasisocial Polyethisme Route semi-sociale Route subsociale Soin aux jeunes Solitaire Subsocial et Sélection de la parentèle.

    Eusocialité

    n. f. [Eusociality]. Vie en société des Insectes eusociaux. Il s'agit du plus haut niveau de sociabilité chez les insectes. Le plus bas niveau étant celui du grégarisme, suivi de celui de la subsocialité. Voir Eusocial et Sélection de la parentèle.
    Voir aussi Colonialisme Communalité Grégarisme et Subsocialité.

    Eusthéniidés

    (Eustheniidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Plécoptères Antarctoperlaria que l'on trouve en Amérique du Sud et en Océanie.

    Eusthénioïdes

    (Eusthenioidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Plécoptères regroupant les familles des Diamphipnoidés et des Eusthéniidés (selon NCBI).

    Euthyplociidés

    (Euthyplociidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Ephéméroptères Schistonotes Ephémèroïdes (ou Euthyplocioïdes).

    Euthyplocioïdes

    (Euthyplocioidea) n. m. pl. Super-famille d'Insecta Ephemeroptera Furcatergalia Scapphodonta ne regroupant que la Famille des Euthyplociidae.

    Évagination

    n. f. (Du lat. e au dehors et vagina gaine). [Evagination]. Souvent à propos d'un organe, l'évagination est l'expulsion de cet organe de la gaine où il est logé. Ex. Les tubes de Malpighi sont une évagination de la base de l'intestin postérieur.
    Voir aussi Invagination et Dévagination.

    Évaginer

    v. tr. (Du lat. vagina gaine). [Evaginate]. Qui sort de la gaine où il est logé.

    Évanie

    (Evania) n. f. Genre d'Insectes Hyménoptères, type de la Famille des Evaniidés. Elles pondent leurs œufs dans les oothèques des blattes, de sorte que leurs larves en dévorent le contenu. On en trouve dans le Midi en France. Ex. Evania urbana.

    Evaniidés

    (Evaniidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Evanioïdes dont l'évanie en est le type. On en connait près de 430 espèces. Les antennes montrent 13 articles. Les individus de cette Famille présentent un pronotum court. Leurs ailes sont réduites et dépassent à peine la base du gaster. Leurs ailes postérieures présentent un lobe « jugal ». Leur pétiole abdominal (2ème segment abdominal aminci, caractéristique du Sous-ordre des Apocrites) est cylindrique et inséré sur le propodeum en passant bien au-dessus des hanches postérieures. Leur gaster (partie de l'abdomen qui suit le pétiole) est court et lenticulaire (qui a la forme d'une lentille). Toutes les espèces de cette famille se développent comme endoparasites des oothèques de blattes. Un seul œuf est déposé par oothèque. Les adultes boivent le nectar des fleurs.

    Evanioïdes

    (Evanioidea) Latreille, 1802 n. m. pl. Super-famille d'Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants), représentée par la Famille des Evaniidés qui en est le type. Cette Super-famille regroupe aussi les Familles suivantes : Aulacidae, Evaniidae, Gasteruptiidae, Praeaulacidae. Ils sont caractérisés par un pétiole inséré bien haut sur le propodeum qui est de ce fait attaché bien au-dessus des hanches des pattes postérieures. Ils ont également des stigmates abdominaux qui ne sont fonctionnels que sur le tergite VIII.

    Éventail

    n. m. [Range]. Terme utilisé à propos des antennes des Insectes lorsqu'elles sont lamellées (ou en feuillet) ou flabellées (ou plumeuse). Etymologiquement une antenne flabellée est une antenne en éventail, le mot flabellé venant du latin flabellum signifiant éventail, mais une véritable antenne en éventail est plutôt dite lamellée ou en feuillet et est caractéristique des Lamellicornes. Une antenne flabellée ressemble plutôt à une plume qu'à un éventail.
    Voir aussi Antenne Feuillet et Flabellé.

    Éventail natatoire postérieur

    Chez les nymphes d'Insectes Diptères Nématocères Culicoïdes Chaoboridés, dispositif ressemblant à deux rames en éventail porté par le dernier segment abdominal, leur servant à se déplacer sous l'eau.

    Evetria

    n. f. Genre d'Insectes Lépidoptères Tortricidés dont la chenille tordeuse est très nuisible aux jeunes pins. Ex. Evetria resinella.

    Evocoidés

    (Evocoidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Asiloïdes.

    Évolution

    n. f. (Du lat. evolutio action de dérouler). [Evolution]. Ensemble des transformations biologiques des êtres vivants, aboutissant à leur apparition ou à leur extinction.

    Évolutionnisme

    n. m.  [Evolutionism]. Théorie selon laquelle la méthode de classification des êtres vivants doit prendre en compte à la fois la phylogénie (espèce issue par évolution de forme plus simple), mais aussi les taux d'évolution propres des différents taxons, l'anagenèse (théorie selon laquelle l'évolution d'une espèce est due à l'évolution du milieu et aux interactions avec d'autres organismes). La prise en compte de ce taux d'évolution conduit à rassembler les êtres vivants en unités génétiques.
    Voir aussi Cladisme et Classification phylogénétique.

    Evolutionnistes

    n. m. pl. Partisans de l'évolutionnisme comme Simpson, Mayr, etc.

    Exarate

    adj. [Exarate]. Désigne une nymphe où ailes et appendices sont libres, bien visibles et repliés sur la face ventrale du corps sans y adhérer et de ce fait, capables de mouvement. Cela concerne la plupart des nymphes d'insectes à métamorphose complète sauf les Diptères et les Lépidoptères. Syn. Nymphe nue ou libre (pupa libera).
    Voir aussi Libre et Nymphe.

    Excavé, -e, -s

    adj. [Excavated]. Creusé. Chez de nombreux Coléoptères, les hanches sont excavées de manière à former un logement pour le fémur lorsque la patte est repliée.

    Excaver

    v. t. (Du lat. cavus creux, excavatio cavité). [Excavate]. Creuser sous terre.

    Excrétion

    n. f. (Du lat. excretio évacuation de déchets). [Excretion]. Rejet par l'organisme des déchets encombrants ou toxiques. Les organes excréteurs ont pour fonction d'éliminer les substances en excès afin de maintenir le milieu intérieur à peu près constant. Il s'agit essentiellement des reins ou tubes de Malpighi.
    Voir aussi Tubes de Malpighi.

    Exilé, -e, -s

    adj. et n. f. [Exile (n.)]. Dans le cycle de reproduction des pucerons diéciques (exploitation de plantes hôtes différentes), femelles parthénogénétiques issues de fondatrigènes ailées (des émigrantes eux-mêmes progéniture de la fondatrice issue de l'œuf d'hiver). Les exilés sont des femelles aptères ou ailées, agames (reproduction sans fécondation) se développant et se reproduisant sur l'hôte secondaire. Ces exilés donneront naissance sur l'hôte secondaire à de nouvelles générations de femelles parthénogénétiques (ils sont donc virginipares). Cette descendance est composée de femelles, aptères ou ailées, appelées virginogènes. Syn. exule alienicola. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons Emigrante et Virginogène.

    Exobrébiconine

    n. f. Phéromone émise par la femelle du Coléoptère Scolytidé Dendroctonus brevicomis afin d'attirer un mâle, après qu'elle ait été attirée elle-même par le myrcène (hydrocarbure) d'un arbre. Le mâle produira alors lui-même une phéromone, la frontaline (phéromone d'agrégation). Voir Frontaline.  

    Exochorion

    n. m. (Du gr. exô au dehors et khorion membrane). [Exochorion]. Couche externe du chorion des œufs des Insectes. Le chorion (enveloppe extérieure de l'œuf) est constitué de deux couches principales, l'endochorion, interne et l'exochorion externe, qui est riche en chorionine (protéine). Sécrété à partir des cellules folliculaires, l'exochorion est composé de polysaccharides et de mucopolysaccharides. On trouve donc dans l'œuf, l'ovocyte, le vitellus et les cellules nourricières qui sont protégés successivement par la membrane vitelline, la couche cireuse, l'endochorion, puis l'exochorion.

    Exocône

    adj. (Du gr. exô au dehors et konos cône). [Exocone]. Dans les yeux composés des Insectes, qualificatif d'une ommatidie où on trouve un cône dans lequel le cristallin est remplacé par un cône réfringent d'origine cuticulaire (lentille cornéenne). On trouve ce type d'yeux chez les Coléoptères malacodermes et polyphages (Ex. Elatéridés et Lampyridés).
    Voir aussi Acône Cristallin Eucône Pseudocône et Ommatidie.

    Exocorie

    n. f. Syn. d'embolium. Voir Embolium.

    Exocrine

    adj. (Du gr. exô au-dehors et krinein sécréter). [Exocrine]. A propos des glandes des insectes, glande qui sécréte ses produits dans le milieu naturel. Ex. Phéromone, cire, venin, soie. Contr. Endocrine.
    Voir aussi Glande et Glande exocrine.

    Exocuticule

    n. f. (Du gr. exô au-dehors et du lat. cuticula petite peau). [Exocuticle(s)]. Une des strates de la cuticule, correspondant plus exactement à la couche externe durcie de la procuticule. La couche interne de la procuticule étant l'endocuticule. L'exocuticule contient de nombreux pigments mélaniques et est formée de protéines tannées, qu'on nomme sclérotine, ainsi que de chitine. Elle est responsable de la rigidité des parties dures du tégument et constitue d'ailleurs la majeure partie du tégument chez les insectes à tégument dur. Elle est d'ailleurs absente au niveau des structures conjonctives qui restent ainsi molles afin de permettre la mobilité des différents segments de l'insecte. La procuticule forme avec l'épicuticule, la cuticule.
    Voir aussi Bursicon, Cuticule, Endocuticule, Epicuticule, Procuticule et Sclérotine.

    Exophile

    adj. (Du gr. exô au-dehors et philos ami). En entomologie médicale, un insecte vecteur de maladie est dit exophile lorsqu'il ne se rencontre que dans la nature. Cela par opposition à un endophile qui est un vecteur de maladie qui se rencontre à l'intérieur d'une habitation pour y être resté après y être entré. Contr. Endophile.

    Exophyte

    Exophytique adj. (Du gr. exô au-dehors et phuton plante). [Exophytic]. Qui se situe à l'extérieur d'une plante, d'un végétal. Contr. Endophyte.
    Ponte exophyte, A propos de certains Odonates Anisoptères par exemple, une ponte exophyte est une ponte où les œufs sont abandonnés librement dans l'eau.

    Exopodite

    n. m. (Du gr. exô au-dehors, pous, podos pied et –ite constituant). Chez certains Crustacés et Arachnides, appendice terminal externe qui sert à la respiration ou à la nage ou les deux à la fois. L'endopodite (branche terminale interne) sert à la locomotion. Endopodite et exopodite forment deux branches (ou rames) fixées sur une branche unique le basipodite.

    Exoporien

    adj. (Du gr. exô au-dehors et spora semence). [Exoporian]. Chez les Lépidoptères Homoneures, qualifie l'appareil génital des femelles s'ouvrant par deux orifices distincts, l'un pour la copulation et, l'autre pour l'oviposition. Ces deux orifices sont portés par le neuvième segment abdominal (Ex. Les Hépialidés). Le sperme passera d'un orifice à l'autre (de la bourse copulatrice au vagin) par un canal externe situé au niveau du cloaque. Ce caractère les distingue des Ditrysiens dont l'orifice de ponte est porté par le neuvième segment abdominal et l'orifice de copulation par le huitième et pour lesquels le sperme passe d'un orifice à l'autre par un canal interne. Quant à l'anus, il est séparé et s'ouvre par un orifice distinct, toujours sur le 9ème segment.
    Voir aussi Monotrysien et Ditrysien.

    Exoporiens

    (Exoporia) n. m. pl.  Groupe biologique ou Infra-ordre d'Insectes Lépidoptères Glossates regroupant les Super-familles des Mnésarchaeidés et des Hépialoïdes (selon Tree of Life). Le Sous-ordre des Glossates comprenant les Dacnonyphes, les Néopseustinés, les Nepticuliens, les Exoporiens et les Eulépidoptères. Selon NCBI, les Exoporiens constituent un taxon de Lépidoptères Glossates Néolépidoptères. SITI et Fauna Europaea ne reconnaissent pas ce taxon.
    Voir aussi DitrysiensGlossatesMonotrysiens, Néolépidoptères et Lépidoptères.

    Exoptérygote

    adj. et n. m. (Du gr. exô au-dehors et pteron aile). [Exopterygotous (adj. )]. Se dit des Insectes Hétérométaboles qui, par opposition aux endoptérygotes, ont les ébauches alaires et sexuelles visibles extérieurement. Les ébauches alaires apparaissent et se développent dès la deuxième mue larvaire puis se développeront progressivement à l'extérieur du corps lors de chaque nouvelle mue. Les ailes atteindront leur développement normal à la mue imaginale. Chez les larves d'insectes holométaboles, les ébauches alaires sont invisibles car internes. Contr. Endoptérygote.

    Voir aussi Exoptérygotes et Hétérométaboles.

    Exoptérygotes

    (Exopterygotan. m. pl. Infra-classe d'Insectes considérée comme non valide par SITI. Ce sont par exemple les Dictyoptères (Blattoptères, Mantoptères, Isoptères), les Orthoptères, les Hémiptères et les Odonates. Selon NCBI et Fauna Europaea, ce taxon n'est pas reconnu. Syn. selon SITI, Néoptères et Endoptérygotes (en ce qui concerne le rang).
    Voir aussi Aile Néoptères Endoptérygotes et Ptérygotes.

    Exosquelette

    n. m. (Du gr. exô au-dehors et squelette). [Exoskeleton(s)]. Squelette multiarticulé externe. Les Arthropodes sont avec les Mollusques les seuls Métazoaires à posséder un squelette véritablement externe (Chez les Echinodermes (étoiles de mer), le squelette se trouve sous l'épiderme). Chez les Arthropodes, cette paroi externe est généralement mince, mais protectrice car rigide et imperméable. Outre cette protection contre la dessiccation (imperméabilité) et contre les dommages physiques (rigidité), l'exosquelette (ou tégument) sert de point d'attache aux muscles ainsi que de base au système sensoriel, respiratoire et digestif. Il est formé par l'association d'une substance de soutien, la chitine (du grec khitôn tunique), et d'une protéine, la sclérotine. Cette dernière, qui assure la rigidité du tégument, subit une sorte de tannage qui la rend un peu semblable à du cuir, par un processus chimique complexe, appelé sclérification. La présence de cette enveloppe rigide fixe donc une limite de taille pour les arthropodes car lorsque la taille du corps s'accroît, le poids de l'exosquelette augmente. Si certaines espèces de crustacés aquatiques (comme le crabe géant Macrocheira du nord de l'océan Pacifique) peuvent peser jusqu'à 20 kg car leur corps est soutenu par l'eau, ce n'est pas le cas des insectes terrestres. Les plus gros n'atteignent en effet pas 100 g (le record étant détenu par la cétoine Goliathus goliatus). Il est à noter également que les Crustacés ont une carapace partiellement calcaire. Syn. Squelette externe.
    Voir aussi Arthropodine Chitine Sclérotine Sclérification Tégument et Mue.

    Exotique

    adj. (Du gr. exotikos du dehors, extérieur). [Exotic]. Il n'existe pas en France de définition officielle et unanime des termes suivants : exotique, allochtone, allogène, autochtone et indigène. On peut cependant dire qu'une espèce exotique serait celle qui provient d'ailleurs. Ce serait une espèce déplacée accidentellement ou volontairement hors de son habitat naturel, passé ou présent, par le fait de l'activité humaine. Une espèce exotique est donc en ce sens une espèce allochtone. Mais si généralement on considère qu'une espèce exotique est une espèce qui a été intoduite dans une région du fait des activités humaines, une espèce allochtone peut indifférement avoir été introduite par l'homme ou pas. Syn. Allochtone. Contr. Autochtone Indigène.
    Voir aussi Allogène.

    Exsertile

    adj.  (Du lat. exserere étendre). [Exsertile]. A propos d'un organe, qui est capable de faire saillie au-dehors par dévagination.

    Exsudat

    n. m. (Du lat. exudare transpirer, rendre par suintement). [Exsudate]. Substance de nature séreuse (à revêtement lisse) qui suinte, qui s'écoule à l'extérieur. Pucerons et cochenilles produisent des exsudats aux fonctions variées. Ces exsudats peuvent être sucrés et prennent alors le nom de miellat. Voir Miellat.

    Exsuviation

    Extinction

    n. f. (Du lat. extinctio fin, disparition). Disparition définitive d'un taxon.

    Exule

    n. f. Chez les Aphidiens, syn. d'exilé. Voir Exilé.

    Exuvial, -e, -aux

    adj. [Exuviae]. Qui se rapporte au rejet de la cuticule, à la mue.

    Exuviation

    n. f. [Exuviation]. Rejet de l'ancienne cuticule, au moment de la mue. Lors de l'exuviation, il y a dissolution des couches profondes de l'ancienne cuticule par le liquide de mue. Cette dissolution suit des lignes de rupture préformées dans l'exocuticule. En général, il s'agit d'une ligne d'exuviation dorso-médiane. Syn. Ecdysis.

    Exuvie

    ou Exsuvie n. f. (Du lat. exuviae dépouille). [Exuvia(e), Exuvium]. Reste cuticulaire du corps des larves après la mue ou du corps des nymphes après la métamorphose. L'exuvie représente 10 à 20 % de l'ancienne cuticule car cette dernière est réabsorbée en partie lors de la mue.
    Voir aussi Cuticule et Mue.